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«C'est le moment !»

– Justin Trudeau

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 13 avril 2007 à 11:24
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«C'est le moment !»
Justin Trudeau était récemment en visite à la Maison de quartier Villeray. Les échanges ont notamment porté sur la sécurité alimentaire et la réalité des personnes à faible revenu vécue à ce chapitre. (Photo: Jacques Pharand)
«C'est le moment !»
– Justin Trudeau
Justin Trudeau estime que les planètes sont alignées et que le moment est venu de porter son engagement sur la scène politique. Au cours des derniers mois, les choses se sont précisées pour celui qui aspire à représenter le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Papineau lors des prochaines élections.
La décision s’est imposée au terme «d’un long processus», explique l’homme de 35 ans, candidat à l’investiture prévue le 29 avril.

«C'est important que chacun contribue à la société, dit-il. Toute ma vie je me suis impliqué.»

Justin Trudeau a notamment été président de Katimavik. Son engagement l’a aussi mené du côté de la banque alimentaire Moisson Montréal.

Puis, en 2006, dans le cadre de la Commission du renouveau du PLC, il a tâté de la politique à titre de responsable du groupe de travail sur le volet jeunesse.

En décembre dernier, Stéphane Dion a été élu chef du PLC. «Je me suis dit : OK, c'est le moment», lance en entrevue le fils de l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau.

Justin Trudeau, qui appuyait Gerard Kennedy dans la course, s’est rallié à Stéphane Dion dont il vante l’intégrité et l’intelligence. Le chef du PLC l’a également séduit par ses positions en matière d’environnement.

Quand il a décidé de faire le saut, Justin Trudeau convoitait la circonscription d’Outremont. Avec la démission de Jean Lapierre, le poste était ouvert. «C’est là où je vis et il n'y avait personne», indique le candidat.

On lui a toutefois fait comprendre qu’il avait intérêt à faire ses classes dans une autre circonscription.

«J'ai toujours dit que j'étais ouvert. Je suis un gars de Montréal, dit-il. Après avoir regardé différents comtés, Papineau s’est avéré le meilleur choix. C'est moi qui l'ai choisi.»

Justin Trudeau est stimulé par son côté multiculturel et par la «capacité de reprendre le comté». Depuis janvier 2006, la circonscription est représentée par la bloquiste Vivian Barbot. Elle a été élue avec une majorité de 990 voix sur le libéral Pierre Pettigrew.

Celui qui se présente comme quelqu’un de rassembleur ne dédaigne pas non plus le fait qu’il ait à batailler pour devenir le candidat du PLC. Mary Deros et Basilio Giordano sont également en lice.

Lors d’une campagne à l’investiture, constate-t-il, «les gens deviennent intéressés par la politique. On recrute des membres. On fait parler du parti. Ça anime la communauté politique.»

Visant à «amener la communauté à être plus forte, plus unie», Justin Trudeau considère la sécurité comme un enjeu de taille dans Papineau; la sécurité au sens premier, mais aussi la sécurité alimentaire, la sécurité d'emploi. Cette circonscription plus défavorisée au plan économique en est une «riche en défis», dit-il

Justin Trudeau aimerait bien pouvoir en découdre avec le gouvernement conservateur – «un gouvernement de petites choses, un gouvernement de court terme», laisse tomber celui qui se préoccupe d’environnement. «L’état au plan mondial, mais aussi au plan local, est à surveiller», dit-il. Dans ce domaine, il accorde une très mauvaise note au gouvernement de Stephen Harper. «Il ne croit pas du tout à ça», lance le candidat.

Enseignant de formation, Justin Trudeau est diplômé en littérature anglaise de l'Université McGill et en éducation de l'Université de la Colombie-Britannique. Il a été enseignant pendant quelques années. Il étudie présentement à McGill où il complète une maîtrise en géographie environnementale.

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