Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a présenté son réseau de «nouveau tramway» pour Montréal.
(Photo: Régent Gosselin)
Projet Montréal propose un réseau de tramway de 250 km
L'île de Montréal sillonnée par 250 kilomètres de voies de tramway. Des tramways circulant sur l'avenue du Mont-Royal, du Parc, Saint-Laurent, Sherbrooke et Papineau. Cette vision est celle de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, qui a présenté son réseau de «nouveau tramway» pour Montréal.
Le dévoilement de l'esquisse du réseau de tramway s'est fait lors du congrès de Projet Montréal tenu le 3 février au Centre de Loisirs communautaires Lajeunesse.
Richard Bergeron propose pas moins de 250 kilomètres de réseau de tramway sur l'île de Montréal.
Dans Villeray, le tramway roulerait sur Saint-Laurent et Papineau. Le plan prévoit également une ligne sur Crémazie, artère qui borde le quartier au nord.
Même si cela peut paraître beaucoup, 250 kilomètres, en 2007, signifie moins que le réseau qui existait en 1940. À l'époque, Montréal était traversé par 430 kilomètres de tramway, alors que seulement le tiers de l'île était occupé, le reste n'étant que champs et campagne.
«Si on additionne les 70 kilomètres de métro, ceux du train de banlieue et les 250 kilomètres du tramway projeté, on arrive grosso modo à l'offre de transport collectif qu'on avait en 1940», fait observer M. Bergeron.
Le coût de construction de ce réseau représenterait 10 milliards $. «Construire le métro aujourd'hui, correspondrait à un investissement de 10 milliards $. La décision de développer un réseau de tramway signifie le même genre de décision prise il y a 45 ans pour le métro», maintient le chef de Projet Montréal.
Achalandage
Développé en complémentarité avec le réseau de métro, d’autobus et de train de banlieue, le réseau de tramway viserait à porter le nombre de déplacements en transports collectifs à un milliard par année, soit deux fois et demie le nombre actuel.
À voir les photos fournies par Projet Montréal, nous sommes loin des p'tits chars bringuebalants. Les tramways du XXIe siècle sont modernes, d'allure futuriste, plus légers et beaucoup moins encombrants sur la voie publique.
Avec ce plan tramway, Projet Montréal souhaite combler l’écart creusé avec des centaines de villes dans le monde possédant déjà des réseaux de cette envergure, dont Sydney en Australie, Buffalo, Portland ou Denver aux États-Unis, Paris, Lyon ou Montpellier en France, Munich, Berlin ou Düsseldorf en Allemagne, à Istanbul ou Eskisehir en Turquie.
Le chef de Projet Montréal signale aussi que «l’implantation d’un réseau de tramway de cette envergure, en plus d’accroître la fierté des Montréalais, permettrait de réduire la circulation automobile sur l’île de Montréal, contribuant ainsi à limiter les épisodes de smog et à réduire de manière importante les émissions de gaz à effets de serre».
Un tramway pour bientôt
Richard Bergeron croit que le maire de Montréal a confié au secteur privé la préparation de son plan de transport. «À ce que je sache, il n'y a pas d'exercice formel impliquant des fonctionnaires ni au plan de transport ni au tramway. Or, le maire annonce quand même la divulgation du plan de transport», analyse-t-il.
Selon M. Bergeron le maire dévoilera au mois d'avril son plan de transport «avec dix ou quinze kilomètres de réseau de tramway, le tout en partenariat avec Bombardier, avec une concession de 30 ans, ou quelque chose du genre. D'ailleurs, depuis quand Bombardier annonce-t-il ses tramways à la télé?», interroge-t-il.