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Elsie Lefebvre appuie l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 19 janvier 2007 à 14:21
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Elsie Lefebvre appuie l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés
Elsie Lefebvre (Photo: Jacques Pharand)
Elsie Lefebvre appuie l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés
La députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, a réitéré, la semaine dernière, son appui à l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés.
«J’appuie à 100% l’étiquetage des OGM, a-t-elle déclaré. Je crois que le consommateur a le droit de savoir d’où provient sa nourriture et de quoi elle est composée.»

La péquiste a voulu remettre les pendules à l'heure au lendemain de la publication dans Le Devoir d'une publicité de Greenpeace.

En avril dernier, Greenpeace a fait parvenir à tous les députés de l'Assemblée nationale une lettre leur demandant de s'engager à promouvoir un projet de loi ou de règlement en faveur de l'étiquetage obligatoire des OGM.

Lors de la campagne électorale de 2003, le premier ministre Jean Charest s'était engagé à faire adopter une telle législation. On l'attend toujours.

Le 13 janvier, Greenpeace a décidé de rendre publics les noms des députés favorables ou non à l’étiquetage obligatoire. On retrouvait dans le journal une liste «verte» comportant les noms des députés ayant signé la déclaration – 14 députés sur 125, dont 13 péquistes et 1 libéral –, et une liste «rouge» identifiant ceux qui ne l'avaient pas fait.

Le nom d'Elsie Lefebvre s'est retrouvé sur la liste rouge.

À son bureau, on indique n'avoir tout simplement pas reçu copie de la déclaration.

La députée, qui s'est prononcée publiquement à plusieurs occasions en faveur de l'étiquetage obligatoire des OGM, a réagi promptement dès le lendemain de la publication de la publicité. Un coup de fil chez Greenpeace pour une mise au point a fait passer son nom du rouge au vert, comme on le constate sur le site internet de l'organisme.

Greenpeace reconnaît d'ailleurs que des députés figurant sur la liste rouge se sont déjà prononcés dans le passé en faveur de l'étiquetage obligatoire. Mais puisqu'ils n'avaient pas retourné la déclaration dûment signée, ils se sont retrouvés du mauvis côté de la clôture.

On explique que ce coup d'éclat vise à mettre de la pression sur les élus, à rappeler l'engagement des libéraux. «Ce qui compte vraiment, c'est que les députés signent la déclaration», insiste Éric Darier, responsable de la campagne OGM chez Greenpeace,

«Ce sont eux qui peuvent bouger. Ils ont quelques semaines, quelques mois pour remplir leur promesse», dit-il, faisant référence aux élections qui pourraient être déclenchées prochainement. «Les élections, c'est un bon temps pour rappeler les promesses.»

«Les élections s'en viennent. Les citoyens ont le droit de savoir où se situe leur député», juge Éric Darier.

Durant la campagne électorale, Greenpeace compte publier à nouveau ces listes mises à jour.

Pour Elsie Lefebvre, «la sécurité alimentaire est un droit, et l’étiquetage des OGM constitue un premier pas nécessaire à une alimentation saine, basée sur une connaissance approfondie de la composition des aliments».

Mme Lefebvre rappelle que l’Union Européenne a déjà des lois et règlements qui imposent aux producteurs d’aliments et de semences génétiquement modifiés des règles strictes d’étiquetage. Le Québec devrait s'en inspirer, dit-elle.

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