« Certains propriétaires seront augmentés de 5 %, alors que pour d'autres, cette hausse atteindra 10 %. C'est énorme », déplore le maire Samson.
VSP est durement touché par les augmentations de taxes
Le dépôt du budget de la Ville de Montréal est passé bien derrière le séisme d'Haïti dans les bulletins d'information. Le réveil risque cependant d'être surprenant pour les propriétaires de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (VSP) lorsque la facture tombera ces jours-ci dans la boîte aux lettres.
« Nous sommes le second arrondissement le plus taxé à Montréal. » C'est en ces termes que le maire de VSP, Anie Samson, entame la discussion sur le budget encore tout chaud de la Ville de Montréal, exercice que son parti, Vision Montréal, a d'ailleurs rejeté en bloc.
Le secteur résidentiel écope d'une hausse moyenne dans la métropole de 5,3% alors qu'elle affiche 6 % pour le non résidentiel. Dans VSP, la taxe résidentielle moyenne se situe à 6,5 % s'`élève à 6,3 % pour le non résidentiel.
« C'est une moyenne. Certains propriétaires seront augmentés de 5 %, alors que pour d'autres, cette hausse atteindra 10 %. C'est énorme: en 15 ans en politique, je n'ai jamais vu une telle chose », déplore le maire Samson.
Consolation: les propriétaires ont vu grimper la valeur de leur maison, lors du dernier rôle d'évaluation réalisé il y a trois ans. « Le véritable problème, c'est que les citoyens n'auront pas plus de services parce que leurs taxes augmentent. Au contraire, les tarifs de la Société de transport de Montréal vont monter, même chose pour profiter des infrastructures culturelles et sportives. Et il ne faut pas oublier que Gérald Tremblay (maire de Montréal) a assuré jusqu'à la fin de la campagne qu'il ne hausserait pas les taxes. Il est loin de remplir ses promesses. » Pire, ce budget agit comme un éteignoir économique, peste Anie Samson.
PTI revu à la baisse
Ce même budget a confirmé aux élus des 19 arrondissements que leur PTI, le Plan triennal d'immobilisations pour 2010-2011-2012, serait amputé de 40%. Pour VSP, il s'agit d'un manque à gagner de près de 3 M$ dans cette enveloppe où on puise habituellement pour la réfection des rues, des trottoirs, des parcs et des bâtiments.
Il semble qu'on en ait rajouté à l'insulte: « On a dû donner un chèque en blanc à la Ville!, s'indigne le maire Samson. Montréal a fait un pot de 200 M$ et va choisir les projets qui seront financés, au fur et à mesure, au gré de son bon vouloir. C'est de la dictature pure et simple: c'est dommage, car ce sont les neuf arrondissements centraux qui écopent... »