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Papi Momo

par André Montmorency
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Article mis en ligne le 4 novembre 2009 à 17:07
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Papi Momo
Elle a douze ans. Présentement, elle est en conflit avec sa mère qui n’a pas les moyens, pour l’instant, de lui acheter un iPhone.

Le fils de huit ans appuie sa sœur (il y songe lui aussi).

Jeudi en huit, après la classe, la fillette est arrivée à la maison et a donné ses instructions à sa mère : deux de ses amies viennent coucher à la maison pendant le week-end et elle tient à ce que la maison soit propre.

Pour le déjeuner, l’une d’elles étant allergique aux produits lactés, elle a la liste de ce que sa mère doit aller acheter chez Rachelle-Béry afin d’éviter que l’amie ne leur fasse une crise en plein déjeuner. Ça briserait la journée.

La mère obtempère et vient se défouler chez moi plutôt que de faire partir la tête de sa fille.
Le lendemain
Elle s’est enfin décidée à dire à sa fille qu’elle ne ferait plus la vaisselle : aucune ado, pendant la première journée ne s’étant manifestée, ne serait-ce que pour déménager une tasse vide de la table à l’évier. Dorénavant, elle devra s’occuper de la routine quotidienne. La fillette de lui répondre : « Je ne vais quand même pas faire la vaisselle devant mes amies; pis en plus c’est pas ma job!»
Ma chum de fille réprima un grrrrr retentissant qui sourdait dans son bas ventre (elle a déjà pris des cours chez Pol Pelletier), devint zen, sortit de chez elle sans claquer la porte et revint chez moi en tirer un avec le vieil hippy attardé.

Au bout de quelques volutes, je remerciai la nature de m’avoir fait tel que je suis et de m’avoir ainsi évité de procréer.

Car le grand père permissif que je serais devenu leur apprendrait plein de trucs pour déjouer les règles parentales.

Pas méchamment. Pour qu’ils deviennent libres le plus rapidement possible. La vie est si courte.

Qu’ils la prennent à bras le corps dans les minutes où ils sentent la première poussée de fièvre.

Au fait, ma copine a dû me quitter rapidement : elle avait oublié d’acheter de la crème glacée sans lait ; surtout qu’il fallait qu’elle soit au chocolat sans chocolat…

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