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Progrès Villeray
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Antoinette Marchand souffle ses 100 bougies

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 16 mai 2009 à 8:00
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Antoinette Marchand souffle ses 100 bougies
Antoinette Marchand a passé la moitié de sa vie dans Villeray. (Photo: Jacques Pharand)
Antoinette Marchand souffle ses 100 bougies
Il y a 100 ans, Antoinette Marchand venait au monde sur la rue Drolet, dans le quartier Villeray. Une époque où on retrouvait encore des fermes et des champs. Un siècle plus tard, les membres du Centre des aînés de Villeray, organisme que fréquente toujours la dame, lui ont rendu un vibrant hommage, lors d'un dîner anniversaire au Centre Lajeunesse.

Antoinette Marchand est une force de la nature. Elle habite maintenant seule dans un petit logement de Saint-Léonard. «J'ai eu cinq enfants, et il m'en reste deux», raconte-t-elle, un brin de tristesse dans la voix. Près d'elle, des photos. On la voit tenant fièrement un poupon dans les bras. «Le dernier de mes arrière-petits-enfants: j'en ai 15 en tout et aussi dix petits-enfants», lance-t-elle fièrement.

Mme Marchand a consacré sa vie à sa famille et a beaucoup travaillé, témoigne sa fille Lise. «Elle dit ne plus être capable de se déplacer sans sa marchette, mais il faut la voir aller: elle a toujours le diable au corps!», rigole sa fille. Le secret de sa longévité? «Demeurer chez elle compte pour beaucoup. Aussi, le fait qu'elle fasse ses repas et son ménage elle-même, j'imagine», ajoute Lise Marchand.

Elle et son frère veille sur leur mère. Une tâche parfois astreignante. Mme Marchand fille vient plusieurs fois par semaine de Laval pour aider sa maman à faire ses courses «et la faire sortir un peu, sinon, elle ne verrait plus beaucoup de monde», ajoute-t-elle.

Une fois tous les 15 jours, le CLSC lui envoie une personne pour faire du ménage. Sinon, la dame centenaire ne reçoit aucune aide extérieure. «Elle compte sur moi et mon frère.» Mais de savoir qu'elle peut se fier en tout temps sur sa famille est peut-être un des éléments clé de cette belle vitalité, convient Lise Marchand.

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