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Une église qui attire les foules

Article mis en ligne le 12 mai 2009 à 9:57
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Une église qui attire les foules
Le curé Marc Rivest. (Photo: Jacques Pharand)
Une église qui attire les foules
La magnifique église Saint-Vincent-Ferrier ferait l'envie de bien des paroissiens. Des fidèles de partout s'y rendent d'ailleurs pour célébrer la foi toujours bien présente dans cette paroisse, qui célèbre cette année ses 90 ans.
«Quelques centaines de personnes assistent à la messe chaque dimanche», indique fièrement le prêtre Marc Rivest. Malgré la diminution d'achalandage dans les institutions religieuses du Québec, il remarque une stabilité à Saint-Vincent-Ferrier.

L'homme a commencé la pratique de la prêtrise il y a 30 ans. Depuis sept ans, il transmet la parole de Dieu pour cette paroisse de Villeray, en plus d'assumer cette même fonction à l'église Sainte-Cécile. En raison de l'actuelle pénurie de curés, les deux paroisses ont été fusionnées en 2002.

L'église de l'avenue Henri-Julien constitue une œuvre architecturale remarquable. Érigée en 1930, la construction a la taille d'une véritable cathédrale. La façade et les murs extérieurs sont recouverts de pierres, alors que les murs intérieurs sont ornés de vitraux et de fresques religieuses d'une grande beauté.

Les futurs mariés sont d'ailleurs nombreux à y unir leur destinée. «Beaucoup de couples viennent se marier ici alors qu'ils n'habitent pas le quartier. Grâce à la beauté de l'église, nous avons plus de mariages que les autres paroisses», affirme le dynamique prêtre. Il souligne néanmoins qu'en général, le mariage est en chute libre au Québec.

Bien qu'elle s'en tire plutôt bien en ce qui a trait à l'engagement des fidèles, l'église reste aux prises avec des problèmes financiers. Les constructions sont vieillissantes et nécessitent des rénovations coûteuses. Puisque le gouvernement n'apporte aucune aide financière, la paroisse n'a d'autre choix que de se tourner vers la population.

«La réparation du toit de l'église demandait un investissement de 300 000$. Les citoyens ont généreusement donné 170 000$. Malheureusement, ce n'est qu'une petite partie des paroissiens qui a les moyens de financer l'église», explique Marc Rivest.

Différentes activités sont organisées pour assumer le reste des coûts, mais cela prendra du temps, précise-t-il.
Bien des changements en 90 ans
Guy Pelletier a presque toujours habité la paroisse. Aujourd'hui âgé de 62 ans, il y a emménagé à l'âge de 4 ans. L'homme s'implique en tant que marguiller à l'église Saint-Vincent-Ferrier.
Bien des choses ont changé dans la paroisse en 90 ans. «Il ne reste plus de terrains vacants et les maisons sont mieux entretenues. Les magasins ont changé de vocation et, de plus, la population rajeunit», affirme Guy Pelletier.

Il remarque que si les personnes âgées quittent ou décèdent peu à peu, les jeunes reviennent s'établir à Saint-Vincent-Ferrier pour y fonder leur famille. «Beaucoup de jeunes qui avaient quitté avec leurs parents il y a quelques années sont revenus. Ils aiment la tranquillité du coin, la proximité du métro et du centre-ville», raconte l'homme, visiblement fier de ce qu'est devenue sa paroisse.
Grâce à la beauté de l'église, nous avons plus de mariages que les autres paroisses.

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gerry sklavounos

Commentaire mis en ligne le 12 mai 2009
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