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Pas de panique!

Article mis en ligne le 12 février 2009 à 12:43
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Pas de panique!
Stéphane Vinet (Photo: Courtoisie)
Pas de panique!
Au Québec, si on en croit les experts, la tempête économique souffle beaucoup moins fort que le vent de panique qu’elle suscite. Peur démesurée?
Au moment d’écrire ces lignes, le Canada n’était pas encore officiellement entré en récession. Du moins techniquement. «Une récession, c’est lorsqu’un pays enregistre deux trimestres consécutifs de croissance négative, précise Jean-Paul Gagné, éditeur émérite du journal Les Affaires, qui ne se fait pas d’illusions pour autant. On n’y échappera pas.»

Dès la publication des chiffres du premier trimestre de 2009, à moins d’un revirement de situation extraordinaire, le Canada sera en récession. Une récession bien moins cruelle qu’aux États-Unis, est-il bon de préciser. «Ce n’est pas comparable», rassure M. Gagné.

Autre bonne nouvelle: «Le Québec s’en tirera mieux que les autres provinces canadiennes, poursuit-il. Parce que l’économie québécoise est plus diversifiée que celles de l’Ontario et de l’Alberta par exemple, qui dépendent respectivement de l’automobile et du pétrole, deux secteurs en crise.»

Selon M. Gagné, les Québécois devraient continuer de dépenser. «Avec les économies qu’ils font grâce à la diminution du coût de l’essence, ils ont plus d’argent dans leur portefeuille qu’à pareille date l’an passé.» Conclusion: le pouvoir d’achat des consommateurs a augmenté.
L’achat local, c’est primordial
Je dois vous dire que je partage l’avis de Jean-Paul Gagné. Il y a dichotomie entre ce que je vois autour de moi et ce que je lis et entends dans les médias.
Le coût de l’essence ayant diminué, les gens qui possèdent une voiture feront une économie d’environ 1500$ cette année. Ceux qui ont renégocié leur taux hypothécaire profiteront aussi d’économies intéressantes. Idem pour les nouveaux propriétaires, qui bénéficieront du taux directeur le plus bas de l’histoire de la Banque du Canada. Force est d'admettre que c’est un marché d’acheteurs.

Je crois que la crise épargnera les Québécois. Au dernier trimestre, Wal-Mart a vu ses ventes diminuer partout en Amérique du Nord, sauf au Québec. Vous devez savoir que le danger s’installe quand on cesse de consommer. La peur peut facilement ralentir l’économie.

Il faut faire une différence entre la perception et la réalité. La réalité, c’est que nous avons plus d’argent dans nos poches.

Quant aux commerçants, voici un précieux conseil: continuez d’annoncer, c’est le temps où jamais de gagner des parts de marché. Sachez que les commerçants qui ont été agressifs en ces temps difficiles ont tous été récompensés. Beaucoup se sont d’ailleurs mis au monde ainsi.

Certains annonceurs seront tentés de mettre la hache dans leurs dépenses de publicité, mais c’est la pire chose à faire, selon moi. Le prix à payer pour perdre un client fidélisé est énorme.

Et en période d’instabilité économique, quel est souvent le premier réflexe du consommateur? Il encourage le marchand du coin. Faisons donc tous de même!

(Stéphane Vinet, directeur régional de la région Est Métropolitain des Hebdos Transcontinental)

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Jean-François Morin

Commentaire mis en ligne le 12 février 2009
EXCELLENT ARTICLE! JE SUIS D'ACCORD À 100%

La question du net