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Le Noël du petit livreur de journaux

Article mis en ligne le 18 décembre 2008 à 13:43
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Le Noël du petit livreur de journaux
Il était une fois un petit livreur de journaux qui livrait ses quotidiens aux abonnés de son quartier de la ville. Il travaillait été comme hiver, et ce, afin d’aider ses parents qui travaillaient dur à subvenir aux besoins de la famille. Ils ne roulaient pas sur l’or et il fallait que tous s’y mettent pour avoir une vie décente. Par contre, ils formaient une famille unie et ceci était ce qui comptait le plus. Noël serait bientôt là et toute la famille fêterait simplement, mais avec la joie de savoir qu’ils pouvaient compter les uns sur les autres.

Quelques jours avant la fête de Noël, il était sur le coin de la rue où il devait recevoir sa cargaison de journaux et piétinait sur place pour se réchauffer. Il se disait : « Je voudrais arrêter de me lever si tôt et de travailler si fort, de me geler ici à attendre pour quelques misérables dollars.» Il regardait les enfants des parents plus fortunés passer devant lui avec leurs élégants habits d’hiver tout neufs, certes plus élégants que les siens passablement râpés et qui avaient servi à son frère aîné pendant deux ans avant d’avoir appartenu auparavant à un lointain cousin. Encore heureux que les prédécesseurs aient été soigneux!

Dieu sait combien de beaux cadeaux ils auront, et de bons gâteaux, bonbons et tout le tralala. Ils iront au cirque d’hiver tous ensemble. Pour nous, qui sommes trois enfants, ceci coûterait trop cher. Moi, je devrai me contenter d’un peu de douceurs et d’un seul jouet, et pas trop cher encore. Et peut-être d’un tricot neuf.

Il ruminait tout ceci en faisant sa ronde et en grelottant, évitant les plaques de glace disséminées un peu partout sous la neige lorsqu’une neige folichonne se mit à tomber en tourbillonnant. «Bon, je crois qu’il serait mieux de retourner chez moi avant que la neige ne tombe plus dru», pensa-t-il.

Pour retourner chez lui il prenait presque toujours le même chemin, mais ce soir il décida de prendre par la courte ruelle qui débouchait sur le parc. En traversant le parc en diagonale il raccourcirait un peu le trajet. L’été il faisait cela plus souvent, mais l’hiver la ruelle devenait presque impraticable lorsqu’il avait beaucoup neigé et il préférait emprunter les rues bien nettoyées à la ruelle enneigée et glissante. Aujourd’hui la ruelle était encore assez bien dégagée, alors il décida de couper au plus court. Il s’engagea dans la ruelle en relevant son capuchon pour se protéger de la tempête qui commençait à devenir plus violente. Il accéléra le pas, car il n’aimait pas beaucoup emprunter les ruelles aussi courtes soient-elles. Il se dépêchait de traverser, car il savait que parfois ça pouvait se révéler dangereux.

Au milieu de la ruelle, il écarquilla les yeux, car il venait de voir un objet qu’il n’avait jamais vu auparavant. D'ailleurs, c’était le type d’objet que l’on ne voit pas normalement au milieu des ruelles.

Qu’est-ce que c’est que ça? se dit le petit livreur. Depuis quand a-t-on mis ça ici? Et pourquoi?

Qu’est-ce que c’était? Eh bien, c’était un feu de signalisation. Eh oui. Et qui fonctionnait en plus!

Le petit livreur hésitait à avancer, se demandant s’il devait attendre que le feu tourne au vert comme il faisait toujours aux coins des rues. Finalement, il n’eut pas à prendre la décision, car lorsqu’il s’avança le feu tourna au vert. Il continua son chemin un court moment, puis plus il s’engageait, plus avant dans la ruelle plus il s’étonnait qu’elle lui paraisse si longue. Il ne lui était jamais apparu qu’elle fut si longue à parcourir. Il commença à sentir le long de son échine un frisson d’inquiétude.

Je rêve peut-être? se dit-il. Mais il était bel et bien éveillé et il le savait.

Soudainement, il vit apparaître au loin une vision qui l’étonna beaucoup et l’émerveilla tout à la fois. C’était un endroit rempli de guirlandes de Noël. Elles étaient faites de papier, toutes brillantes. Elles étaient aussi constituées de houx et de lumières multicolores. Il y avait plusieurs sapins de Noël tous abondamment décorés et sous chacun d’eux, il y avait une multitude de cadeaux enveloppés de papiers colorés et brillants. Sur des tables étaient disposés des bonbons, des douceurs de toutes sortes et des victuailles à profusion. Il y avait une quantité époustouflante de surprises de tous genres.

Il n’en croyait pas ses yeux. Il s’approcha prudemment et toucha à tout ce qui se trouvait à portée de main afin de s’assurer que tout était bien réel et qu’il n’était pas en proie à une hallucination. Il se remit à croire qu’il dormait dans son lit et qu’il rêvait à tout cela. Mais après un temps, il se rendit compte que tout était vrai. Alors, il fit le tour des tables remplies de bonnes friandises et se mit à se gaver de bonbons. Il s’empiffra tellement qu’il commença à avoir mal au cœur.

Il aperçut sous un arbre un jouet qui n’était pas enveloppé. C’était le camion de pompier dont il avait toujours rêvé; téléguidé, qui avait des lumières qui clignotaient et un bruit de sirène! Il s’approcha et le prit dans ses bras, le caressa et se dit qu’il pourrait peut-être l’apporter chez lui.

«C’est fantastique! se dit-il. On dirait que tous les gens qui passent par la ruelle ne sont pas tous capables de voir cet endroit. Il n’y a peut-être pas beaucoup de gens qui passent par ici en ce temps-ci de l’année? Je vais garder cet endroit secret. Il ne sera qu’à moi et je pourrais profiter de tout cela.»

Il cacha le camion dans son sac de livraison et retourna sur ses pas puis repassa devant le feu de signalisation. Au moment où il repassa devant le feu il commença à avoir une sensation bizarre dans la bouche. Il n’y avait plus le goût de sucré si agréable d’auparavant, mais un goût de plus en plus amer et très désagréable. Cela l’étonna beaucoup, mais il ne porta pas grande attention au phénomène et il se dit que c’était probablement dû au fait qu’il avait trop mangé de bonbons et qu’il commençait à être légèrement malade.

Un bon jus de fruit en arrivant à la maison et il n’y paraîtra plus! décréta-t-il.

Lorsqu’il arriva à sa maison il se précipita dans sa chambre en prenant bien soin que ses frère et sœur ne voient pas son camion. Lorsqu’il s’enferma dans sa petite chambre et ouvrit son sac, il ne trouva pas le camion, mais un peu de poussière se trouvait au fond du sac.

Qu’est-ce qui s’est passé? J’ai bien tenu mon sac fermé et serré contre moi tout au long du trajet! se dit-il plein de dépit. On dirait qu’il s’est désagrégé! C’est impossible!

Il sentit une pointe de déception envahir son cœur, car il désirait tellement un camion tel que celui qu’il avait essayé de rapporter à la maison. Il était aussi éberlué, ne comprenant pas ce qu’il s’était passé. «Est-ce que j’ai bien vu tout cela? Demain, je retournerai là-bas afin de vérifier si tout est encore là, décida-t-il.

Mathieu, appela sa mère d’en bas, viens manger! C’est du macaroni, ton plat favori. Et lave-toi les mains!

Le petit garçon n’avait pas très envie de manger, telle était grande sa déception, mais il se rendit compte qu’il avait le ventre vide même s’il avait beaucoup mangé dans la ruelle. En fait, il semblait qu’il n’avait rien mangé du tout et il était affamé. Il descendit lentement les marches et se rendit dans la salle à manger décorée de manière festive. Cette vue le ravigota quelque peu. Il mangea avec sa famille comme si de rien n’était, ne parlant pas de son aventure et après la toilette du soir, se coucha. Il eut du mal à s’endormir tant il rumina et retourna dans sa tête toutes les hypothèses possibles qu’il put trouver pour tenter d’expliquer ce qui s’était passé ce jour-là.

Le lendemain, il n’avait pas école et il put se lever un peu plus tard. Pas beaucoup plus tard, car les gens attendent leur journal du samedi. Il devait aussi penser à collecter l’argent de la semaine chez la vieille madame Rivest qui traînait toujours en longueur lorsqu’il était temps de payer. En espérant qu’elle ne fasse pas trop de misère pour payer cette fois aussi! Le temps était au beau fixe ce jour-là, mais il faisait vraiment très froid comme c’est souvent le cas l’hiver lorsqu’il fait soleil. Très clair, mais très froid. Il se dépêcha de faire sa ronde et collecta l’argent de la semaine chez les différents abonnés et comme on pouvait s’y attendre, la chère madame Rivest fit des pieds et des mains pour éviter de payer ce jour-là.

Voyons Mathieu, sois compréhensif. Je suis une vieille dame ayant peu d’argent. Ne peux-tu pas attendre la semaine suivante? Je dois faire réparer mes lunettes et ça coûte cher, tu sais.

Madame, je ne peux plus attendre, car ceci arrive trop souvent et mon employeur me tombe dessus à chaque fois. Je ne suis pas en mesure d’avancer l’argent, vous le savez bien.

Après maints palabres, madame Rivest consentit à payer. Mathieu se dit tout bas que du moment qu’elle ne pouvait plus lire, elle n’avait plus besoin de journal.

Enfin, il avait fini sa ronde et il était libre d’aller à l’endroit de la veille. Les rues étaient calmes et tranquilles. Les rares voitures se déplaçaient dans une atmosphère duveteuse et feutrée. Il aimait ces lendemains de tempête où tout semblait irréel. Il semblait que la ville entière se trouvait enfouie dans un nuage, éloignée de tout. Il alla à la ruelle en craignant que tout fut disparu. Il se dit que c’était probablement le cas. Mais il retrouva bien le feu de signalisation. Il entra de nouveau dans la ruelle et il sentit les mêmes impressions que la veille. Il retrouva tous les objets de la veille, tables chargées de nourriture, sapins enguirlandés et illuminés et les cadeaux enveloppés de papiers et de rubans. Il remarqua un autre objet qu’il ne lui semblait pas avoir aperçu la veille, un lutin de plâtre. Il ne ressemblait pas à un lutin tel qu’on peut en trouver dans les jardins l’été. Il ressemblait plutôt à ce qu’on peut imaginer lorsque l’on pense aux lutins qui travaillent pour le père Noël. « Il ne me semble pas avoir vu cela hier. Ce n’était pas là ou je ne l’ai pas remarqué dans mon excitation, se dit le jeune garçon.» Il entraperçut un autre camion de pompier entre les ramures d’un sapin et s’approcha rapidement de l’objet de sa convoitise. Il s’en empara et le cacha dans son sac de nouveau. Il espérait de tout cœur que cette fois-ci était la bonne et que le camion ne disparaîtrait pas de nouveau. Il vit quelque chose bouger à la périphérie de sa vision et eut un mouvement de recul. Il eut tout à coup très peur. Il ne voyait pas âme qui vive. Qui aurait bien pu bouger? Sûrement pas le lutin, tout de même, car il était fait en plâtre, il en était sûr. Il n’osa pas s’approcher de celui-ci et s’enfuit en courant le cœur battant. Il revint rapidement à la maison, cacha le sac sous son lit, mit l’argent collecté dans une enveloppe et attendit impatiemment d’avoir un moment de paix afin d’aller voir de plus prêt sa trouvaille. Il devait attendre avant de se coucher pour vérifier que le camion était là, car il était prévu ce jour-là qu’ils devaient tous aller patiner à la patinoire du quartier. Il apporta son bâton de hockey et la rondelle et alla rejoindre sa famille. Il s’amusa avec son père à se passer la rondelle en essayant d’esquiver son petit frère qui essayait toujours de faire dévier la rondelle. Son petit frère pouvait être un vrai poison parfois. Sa sœur s’essayait toujours à faire des pirouettes en s’imaginant être une grande patineuse artistique….. et immanquablement finissait en larmes, car elle tombait toujours. Le jour finalement s’éteignit et la nuit vint avec son espoir qu’il avait tenu en bride toute la journée. Enfin, il pourrait voir ce qu’il était advenu du camion. Il éteignit la lumière et à la lumière d’une veilleuse se pencha au-dessus du sac et il trouva…. du sable. Le camion avait encore disparu! «Mais pourquoi!?» Il sentit les larmes lui piquer les yeux et ravala ses pleurs. Il s’endormit après un long moment, le cœur gros.

Le surlendemain matin, il n’avait pas de ronde à faire et il se demandait bien comment il ferait pour aller à la ruelle. De toute façon, en avait-il encore envie? Après ses deux échecs, il se demandait si ça servait à quelque chose d’y retourner. Il y pensa un moment et descendit au salon afin de regarder, avec ses frère et sœur, les dessins animés. Comme toujours ils se chamaillaient pour regarder leur émission favorite. Il demanda à son père s’il avait besoin qu’il aille lui acheter quelque chose, n’importe quoi. Il fut déçu d’apprendre que son père n’avait besoin de rien. Au déjeuner, le lait vint à manquer. Quelle chance! Il s’empressa de se désigner comme celui qui ferait la course. Oui, oui, ça me fait plaisir maman, pas de problème. Une petite marche de santé me fera du bien.

Une marche de santé? Mais il y a du grésil! dit sa mère.

Un peu de pluie ne fait de mal à personne! rétorqua Mathieu.

Oui, surtout quand la pluie ressemble à des grêlons. Allez vas-y même si je trouve que ton empressement me semble cacher quelque chose. Que vas-tu me demander par la suite? dit son père.

Rien papa, je t’assure. J’y vais!

Il s’habilla chaudement et sortit sous les petits grains de glace. C’était glissant et il dut se déplacer lentement. On avait vraiment toutes les facettes du climat dans la même semaine. Il oublia son achat et alla tout droit à la ruelle. Comme les deux jours précédents, le même phénomène se produisit. Cette fois, il scruta tout très attentivement essayant de trouver une explication à l’étrange phénomène. Il fixa pensivement une étoile fixée au sommet d’un des sapins, étoile qui se mit tout à coup à briller de mille feux. Elle brilla tellement qu’elle l’éblouit. Il détourna le regard et cligna des yeux afin de se débarrasser des points noirs qui se formaient devant ses yeux. Il était très inquiet, car c’était la première fois que quelque chose se passait. Il regarda une boule de Noël blanche bien lisse et réfléchissante comme un miroir et soudainement, il commença à voir des images se former à la surface. Il crut, au début, que c’était des formes créées à cause de son éblouissement, mais il vit que ces formes étaient de plus en plus précises. Il vit que c’était des enfants qui pleuraient parce qu’ils avaient faim et qu’il n’y avait vraiment rien à manger. Des enfants qui grelottaient, car ils n’avaient pas un manteau chaud comme le sien. Il était vieux et usé, mais il était tout de même chaud. Il y avait aussi des enfants dans les feux de la guerre et non pas dans les reflets des feux de joie de Noël. Il y avait aussi des enfants qui auraient bien voulu passer un Noël en famille et qui ne le pouvaient pas, car ils ……n’avaient pas de famille. Beaucoup n’auraient même pas un seul cadeau décent.

Il se mit à se sentir triste pour ces enfants-là et les larmes lui vinrent aux yeux.

Il entendit tout à coup une voix légèrement rauque qui provenait de son côté droit. Il cria de peur. Il lui sembla que la voix provenait de la direction où le lutin en plâtre se trouvait. En effet, celui-ci s’adressait à lui. Mathieu n’en crut pas ses yeux et … ses oreilles. Il se demanda s’il n’était pas devenu fou. Ses parents lui avaient déjà parlé de certains symptômes de la folie et il se dit que ça avait dû lui arriver. Comment et pourquoi c’était arrivé, cela il ne le savait pas. Il ne lui semblait pas qu’il avait reçu de coup sur la tête, ou un choc émotif, ou attrapé une quelconque maladie. Il allait s’enfuir en hurlant comme un….fou quand le lutin s’adressa de nouveau à lui.

Non, tu n’es pas fou dit le lutin comme s’il pouvait lire dans les pensées du petit livreur de journaux.

Mathieu resta bouche bée à regarder le lutin tout en restant à bonne distance de celui-ci. C’est plus prudent, n’est-ce pas? Il pourrait bien se transformer en gnome avec des dents pointues comme dans le film qu’il a vu l’année dernière avec ses parents.

Le lutin reprit : «Sais-tu pourquoi tu ne peux rien garder? Que tout ce que tu as mangé te laisse l’amertume à la bouche? C’est parce que tu n’acceptes pas de partager ta merveilleuse découverte avec les autres enfants qui sont aussi pauvres et peut-être plus démunis que toi. Si tu étais plus généreux et acceptais de partager toutes ces merveilles avec d’autres enfants tu pourrais finalement garder ce camion auquel tu tiens tant.»

Le lutin parut se solidifier à nouveau et ne redevenir qu’un banal lutin de plâtre.

Le petit livreur de journaux retourna chez lui bien décidé à dire à sa famille ce qu’il avait trouvé.

Évidemment, sa famille ne le crut pas et ses frère et sœur se moquèrent de lui. Finalement, il réussit à arracher à son père la promesse de venir constater qu’il avait bien dit la vérité.

Allez, on n’a rien à faire de toute façon. Allons voir, dit son père.

Heureusement pour Mathieu, sa famille eut la chance d’avoir la faculté de voir l’endroit magique. Le père de Mathieu écouta son fils lui raconter ce que celui-ci avait vu et ce que lui avait dit le lutin. Il ajouta aussi la condition qu’il devait respecter pour profiter des bienfaits de l’endroit. Son père lui suggéra d’utiliser le journal qu’il livrait normalement pour passer un message.

Pourquoi ne passes-tu pas une annonce dans ce journal avec une part de tes gains que tu as accumulé en travaillant? Ce serait une bonne action, dit le père de Mathieu.

C’est une idée fantastique! Ça va me coûter un peu cher si je veux que l’annonce soit bien visible, mais ça en vaut la peine, répondit le petit livreur.

L’annonce fut faite. Elle se rédigea comme suit :

À TOUS LES ENFANTS PAUVRES DE LA VILLE,

VOUS ÊTES CORDIALEMENT INVITÉS À UNE GRANDE FÊTE

DANS LA RUELLE DE LA RUE PRINCIPALE

LE 25 DÉCEMBRE

GÂTERIES À PROFUSION

ET CADEAUX EN QUANTITÉ ILLIMITÉE

Le 25 décembre, il y avait beaucoup d’enfants réjouis qui étaient venus à la fête avec leurs parents. Tout le monde s’amusa beaucoup et tous les enfants repartirent enchantés de leurs cadeaux qui étaient leurs rêves réalisés.

Finalement, le petit livreur de journaux eut son camion de pompier et le goût des bonbons resta dans sa bouche des jours entiers. Mais ce qui lui fit le plus plaisir, ce fut de voir la joie des autres enfants, car partager ce qu’on a, même si c’est peu, rendre les autres heureux, c’est ça l’esprit de la fête de Noël.

Line Durand

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