Réaction au dossier du mois (janvier 2009)
« Les préarrangements funéraires », Magazine Protégez-vous
La mort coûte cher parce que les choix des vivants sont chers. Comme dans tout domaine, il y a moyen de faire les choses correctement sans y laisser sa peau ! Surtout pas, il n’y a pas de « 2 pour 1 » dans ce milieu... ça serait bien le comble !
En rapport avec votre dossier du mois, j’ai été très déçu de lire certains aspects développés d’une façon plus ou moins transparente. Votre travail de recherche avec les estimations des prix des maisons funéraires est à souligner puisque ça demande du temps, des visites et des questions. Mais avez-vous bouclé la boucle ? Faites le tour ? Non. Comment voulez-vous que le consommateur se fasse une opinion claire et précise si on leur donne qu’une partie d’information que l’on choisit de présenter d’une certaine façon.
Vous parlez très peu des cimetières. Lorsque vous en parlez, vous le faites sur un aspect d’économie et d’une façon peu acceptable et je vous cite : « l’autre solution : éviter le cimetière ». Il serait très surprenant que ces propos proviennent d’un thanatologue, d’un conseiller compétent. Lorsque l’on prend conscience que les cimetières sont les gardiens des souvenirs, de notre patrimoine, que ces lieux en sont de rassemblement, de recueillement, pourquoi ne pas donner la place méritée ?
Vous parlez de crémation, d’incinération. Je lis à quelques endroits le fait de garder les cendres à la maison, de les disperser, mais personne, durant vos rencontres, vos entrevues, ne vous ont parlé du respect de l’unicité de la personne ? De l’importance du lieu de conservation ? De l’impact pour les membres de la famille ? Pourtant, on pourrait écrire un article complet sur le sujet. Comme vous le mentionnez, il existe des niches au columbarium variant de 500$ à 2 000$. Mais vous a-ton appris qu’il en existe aussi à partir d’aussi peu que 260$ ? Et que le coût de vente de ces emplacements reflète la construction et son entretien pour la durée du contrat ? Est-ce si dispendieux si on divise le coût sur les quatre-vingt quelques années du contrat ?!
En fait, ce qu’il est important de faire réaliser aux gens, c’est que dans le domaine funéraire tout comme n’importe quel endroit où l’on doit choisir des services et acheter des biens, tout est une question de choix ! Si vous choisissez un cercueil en bois massif, il n’est pas surprenant que son prix sera plus élevé que celui en frêne contre-plaqué. Si vous allez acheter un « set de cuisine, table et chaises » en cerisier, il vous en coûtera plus cher que celui en mélamine. Que vous choisissiez de vous faire plomber une dent en porcelaine blanche ou en amalgame grise chez le dentiste. Que vous achetiez du thon ou du caviar à l’épicerie, tout dépend de votre choix. C’est vrai, dans le funéraire, il y a une part d’obligation à choisir ces services et ces biens qui ne font pas plaisir puisque c’est lors de la perte d’une personne, mais vous êtes le seul et unique maître de vos décisions. Vous êtes le client, l’acheteur ! Choisissez selon votre budget, vos croyances et vos préférences.
Par ailleurs, un « expert-thanatologue » du Collège de Rosemont affirme qu’il faut se méfier d’une réceptionniste qui répond à vos questions sur la planification funéraire. Pourtant, ce qui est dit nulle part, c’est que cette personne peut très bien être un thanatologue qui répond au téléphone. Pensez aux petites entreprises des régions rurales, certains employés font plusieurs tâches. Est-il mieux de se faire transférer dans une boîte vocale, d’attendre un retour d’appel ou de parler à une personne qui peut être compétente et qui peut avoir le temps de donner l’information ? Aussi comment peut-on tenir un tel propos lorsque l’on sait que les entreprises funéraires ont peine à combler leurs besoins en matière de main d’œuvre puisque le Collège de Rosemont, selon son rapport annuel de 2006-2007, a fourni au marché du travail seulement 9 diplômés en thanatologie !!!
Aussi, peut-on nous expliquer pourquoi à quelques reprises M. Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec, lance des propos sur les prix, les options et voulant se différencier des autres entreprises ? Rappelons qu’une coopérative est une maison funéraire. C’est une entreprise de services également. Au lieu d’être incorporée, limitée, elle est coopérée. Lorsqu’il donne son exemple de cercueil avec tiroir pour objets personnels à 300$ de plus, il oublie de dire que si une famille le demande en leurs locaux, eux-aussi vont leur offrir ce genre de « bébelles ». La famille choisit ! Lorsqu’elles ont leur carte de membre, choisissent-elles une entreprise concurrentielle ou s’obligent-elle à aller profiter de leur 2% d’escompte ?
Ce que je trouve dommage, on laisse planer l’image de réalité sans toutefois en être une vraie ! Un non-sens vous direz mais pourquoi lorsque l’on fait la comparaison des prix au cimetière, on choisit le bien le plus dispendieux. Par exemple, le point 9 du tableau des cimetières, Le repos St-François d’Assise, vous avez indiqué un monument d’une valeur de 1 950$ pour aller sur un terrain simple. Pourtant, nous savons très bien qu’il en existe à partir de 1 100$ et qui convient parfaitement. Celui à 1 950$ est le plus dispendieux de la liste. Pourquoi alors choisir celui-ci ??? Pour gonfler la facture ? Être plus impressionnant ? Du sensationnalisme ? Vous parliez de 10 salons 10 vérités… laissez-moi vous en rappeler une de plus.
Il est triste de constater dans votre reportage que ce sont essentiellement les « gros joueurs » qui furent mis de l’avant, exception d’un seul. Pourtant, il existe encore sur le « marché » des petites maisons funéraires qui offrent une qualité de services et de biens à des tarifs concurrentiels. Nous n’avons qu’à penser à la maison funéraire T. Sansregret par exemple, qui est une entreprise familiale à Montréal.
Pour tout savoir, il faut tout dire. Donner son corps à la science est la façon la plus économique pour disposer de son corps. En effet, c’est gratuit de faire un don de soi. Mais où lit-on que la dépouille risque de passer bien des mois dans des salles réfrigérées, d’être même démembrée dans des universités ?
Finalement, tout est une question de choix… mais aussi de présentation. Lorsque vous parlez des paiements, des règlements de successions avec avocat, une chose en ressort ; quand il y a des lois, c’est clair. C’est pourquoi La Corporation des thanatologues du Québec est en processus de normalisation auprès du Bureau des normes du Québec. Une entreprise qui est membre en règle de la Corporation est déjà un gage de professionnalisme pour les familles et avec les entreprises qui seront certifiées, les gens auront une assurance-qualité de plus. Fini les vieux mythes du travail bâclé de l’embaumeur, des arguments de vente sur sentiment, de prix hors de raison. N’oubliez pas le plus important… les familles font les choix. Et ils en ont du choix sur le « marché » actuel. De la qualité, de l’accessibilité, du professionnalisme et du respect. Tout dépend seulement de la valeur morale et non financière de vos rituels personnels.
Mitchel Fortin, thanatologue
Montréal
Jacques Beauséjour
Commentaire mis en ligne le 11 octobre 2009J’appuie la Coalition pour la Liberté en Éducation (La CLÉ)
Comme professeur retraité j’ai déjà enseigné deux genres de cours à l’école soit le cours de morale et le cours d’enseignement religieux catholique et c’était les parents qui décidaient du cours où iraient leurs enfants. Le cours de morale contenait l’aspect éthique tandis que le cours d’enseignement religieux catholique contenait l’aspect de la foi catholique et l’aspect éthique. Les parents avaient des choix à faire pour les cours dans l’école et le gouvernement n’imposait pas son choix.
Le gouvernement du Québec a imposé le cours d’Éthique et culture religieuse (ÉCR) sans laisser de choix aux parents. C’est pourquoi j’appuie la Coalition pour la Liberté en Éducation (La CLÉ) qui «regroupe des parents bénévoles» unis pour la défense de cette liberté de choix des parents. Cf. http://coalition-cle.org/index.php
Comme nous pouvons le lire dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (ONU), à l’article 26, il est écrit : «3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.» C’est dans ce sens que la CLÉ agit pour la liberté de choix des parents comme vous pouvez le constater en allant voir sur leur site.
J’appuie la démarche de libération des parents !
Jacques Beauséjour,
Député du Parti Québécois
Comté d’Iberville 1976-85
* Vous pouvez traduire le site de la CLÉ dans votre propre langue en téléchargeant la barre d’outils Google : http://www.google.com/intl/fr/toolbar/ie/index.html#tbbrand=