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Impressions de campagne

Article mis en ligne le 10 octobre 2008 à 9:15
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Impressions de campagne
Justin Trudeau (Photo: Archives)
Impressions de campagne
Arrivés au terme de la campagne fédérale, les candidats dressent le bilan d'une élection qu'ils qualifient tous de «serrée», se disant tous confiants dans leur chance de remporter le siège de député.

Pour Vivian Barbot, députée bloquiste sortante élue en 2006, la campagne n'est que le prolongement logique de son action dans le comté. «Quand je suis arrivée, les gens avaient l'impression d'avoir enfin un député qui puisse les écouter, en étant sur place, contrairement à ce qui se passait avec le ministre Pettigrew.»

La présente campagne est simplement «une bonne occasion de prendre le pouls de la population».

La candidate, qui a eu des mots durs à propos de son adversaire libéral Justin Trudeau, disant qu'il «devrait faire ses devoirs», assume ses propos. «Quand on ne connaît pas un endroit, il faut savoir observer, regarder ce qui se passe, avant de parler», concluant qu'elle «est fière d'avoir fait un travail de terrain car nous, on ne fait pas partie de la jet set».

Justin Trudeau ne souhaite pas entrer dans la polémique. «Mme Barbot a fait campagne en me rabaissant, constate le candidat libéral. Mais cela fait 18 mois que nous travaillons davantage qu'elle sur le terrain, à la rencontre des gens.»

Critiqué à plusieurs reprises, Justin Trudeau garde encore son calme. «Lors du lancement officiel de la campagne, des manifestants étaient présents, mais j'ai préféré me concentrer sur les 400 personnes qui s'étaient déplacées pour me soutenir», s'explique-t-il. «Mon défi, c'est de me faire connaître, car les gens ont des idées toutes faites sur moi.»

Se disant choqué de l'absence de Mustaque Sarker, son adversaire conservateur, lors des débats radiophoniques, il parle d'un «manque de respect de la part du Parti conservateur de présenter pour le troisième fois un candidat qui ne parle même pas français».

Mustaque Sarker, lui, considère que sa campagne s'est bien passée. «Les gens ont eu de bonnes réactions et m'ont encouragé», assure le candidat d'une voix hésitante. L'assistant de son directeur de la campagne, Joseph Pierre Rouleau, prend le relais pour répondre aux questions.

«M. Sarker avait commencé à prendre des cours de français à l'université, mais la campagne l'a empêché de les poursuivre», explique Joseph Pierre Rouleau, en précisant que «les Canadiens français sont contents de le rencontrer et il a beaucoup affaire aussi aux immigrants, qui lui font confiance parce qu'il comprend leurs problèmes», justifie-t-il.

«Les immigrants n'arrivent parfois pas à s'intégrer malgré leurs compétences. C'est un comté très pauvre que M. Trudeau, lui, ne connaît pas», constate Joseph Pierre Rouleau.

Le candidat Costa Zafiropoulos, du Nouveau parti démocratique, constate simplement que «la lutte est très serrée» et que «beaucoup d'électeurs habituels du Parti libéral ou du Bloc regardent le NPD plus attentivement qu'auparavant».

Selon lui, la distribution de circulaires dans les métros et le porte-à-porte ont été fructueux. «Les médias ont beaucoup parlé de M. Trudeau, mais les gens veulent des idées. Je ne crois pas à l'effet de notoriété. Les gens sont plus sérieux que cela.»

Confiant dans ses chances de créer la surprise, le candidat évoque «le travail de toute une équipe, dont je ne suis que le pilier. La population s'inquiète des problèmes économiques, de la pauvreté, et le NPD a des solutions à apporter à ces problèmes».

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