Les deux panélistes invités à l'assemblée publique, Jonathan Vallée-Payette, membre du comité de coordination national de Québec solidaire, et Stéphane Théoret, formateur en alphabétisation à la Jarnigoine, en compagnie de Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire dans Laurier-Dorion.
(Photo courtoisie)
Donner du sens à l’éducation
«La perte de sens est un des maux de l’éducation sur lequel notre société doit se pencher», a affirmé Stéphane Théoret, père, enseignant en arts et formateur en alphabétisation à la Jarnigoine lors de l'assemblée publique sur l’éducation organisée le 16 mars par les militants de Québec solidaire de Laurier-Dorion.
Lors de cette assemblée, parents, étudiants et gens préoccupés par l’éducation ont discuté de la place qu’elle occupe dans la société, de la gratuité scolaire, du rôle des parents et des enseignants, du soutien offert aux jeunes, du financement du système d’éducation et de l’endettement étudiant.
«L’endettement étudiant a augmenté de 7% au cours des dernières années. Il est certain que ce sont les jeunes provenant des classes les plus défavorisées qui seront les plus touchés par le récent dégel des frais de scolarité. Seule la gratuité scolaire permettra de préserver le principe d’accessibilité aux études supérieures», a plaidé Jonathan Vallée-Payette, membre du comité de coordination national de Québec solidaire et étudiant en sociologie à l’UQAM.
Lors de son congrès tenu en février, Québec solidaire a réaffirmé sa volonté de réinvestir massivement dans le réseau public de l’éducation, du préscolaire à l’université, de même qu’en alphabétisation. «Plusieurs moyens s’offrent à nous pour réinvestir dans le système de l’éducation, à commencer par la mise en place d’un réel plan de lutte contre l’évasion fiscale», a souligné M. Vallée-Payette.
Soutien aux parents
«Les parents ont besoin de soutien pour leur permettre d’accompagner leurs enfants vers la réussite scolaire. Pour y répondre, il est primordial que le gouvernement assure un meilleur financement des écoles publiques. Mais une réflexion plus large concernant les enjeux entourant l’éducation, comme la conciliation famille-travail, doit aussi faire partie des solutions. Il s’agit de notre avenir», a par ailleurs avancé Stéphane Théoret.
«Je crois profondément que les différents acteurs d’une communauté doivent eux aussi jouer un rôle et s’impliquer dans l’école de leur quartier, à commencer par les parents. Et pour cela, il faut que l’école leur donne les moyens et la place pour le faire. C’est l’implication de toute la société qui permettra de donner un sens à l’éducation», a-t-il fait valoir.
(Photo courtoisie)