Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Progrès Villeray
Ovation 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des arbres poubelles

Article mis en ligne le 26 février 2008 à 14:20
Soyez le premier à commenter cet article
Des arbres poubelles
J'ai été étonné d'apprendre qu'une poubelle, du moins les nouvelles en plastique que l'on voit depuis 2007, revient chacune à 600 $ selon le directeur des travaux publics à l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (VSP). C'est dire que cela nous coûte comme contribuable très cher pour avoir des instruments adéquats pour rendre notre arrondissement VSP propre. C'est en les regardant plus attentivement que je me suis aperçu que notre hiver très enneigé leur avait fait mal. En effet, quelques-unes avaient subi les durs coups de bélier des chenillettes et le printemps va les mettre définitivement hors d'usage. Je me posais la question de la responsabilité des employé(e)s lors d'une destruction d'un bien public comme une poubelle : est-ce couvert par une assurance ou pas? Un peu à la manière de nous automobilistes qui devront payer lors d'une collision avec un bien public comme des poteaux sur la voie publique par exemple. Allons maintenant un pas plus loin avec cette idée de responsabilité collective.

Ainsi, qu'arrive-t-il lorsque c'est un arbre? Et sans trop me tromper, je ne pense pas que les employé(e)s qui en arrachent une petite partie par mégarde ne le déclarent, sinon on n'en finirait pas comme on le dit si bien. Par contre, si une poubelle nous coûte bien 600 $, on mentionne que chaque arbre vaut 1 000 $ lors de sa plantation et cela sur toute l'île de Montréal. C'est dans le jargon bureaucratique actuel un élément du mobilier urbain. Et il est important surtout lorsque l'on pense que jusqu'aux années quarante on comptait environ 35 000 ormes d'Amérique sur l'ensemble du territoire montréalais pour en mentionner l'espèce phare de l'époque reconnue pour ses qualités à produire de l'ombrage et son port magnifique. Depuis un certain nombre d'années, des efforts de la ville centre ainsi que de l'arrondissement ont été faits pour que cet élément vivant du mobilier urbain soit de plus en plus présent dans notre réalité de tous les jours. On ne peut qu'applaudir à ce geste de nos autorités municipales soucieuses de remédier aux réalités des changements climatiques en cours avec des canicules plus longues l'été.

S'il y a un effort au niveau de la plantation d'arbres de la part de l'arrondissement VSP, il faudrait qu'il y en ait un autre au sujet du suivi pour l'après plantation. C'est un peu le même scénario lorsqu'on achète une maison neuve pour avoir une certaine tranquillité d'esprit au niveau de l'entretien en terme monétaire pendant un bout de temps. Il vient inévitablement un jour qu'il faut y mettre des sous pour effectuer des réparations.

Nos arbres sont dans cette situation. Après les avoir payés 1 000 $ chacun et les avoir protégés avec des bouts de bois tout autour pendant leur adolescence, il devrait y avoir un autre investissement de la part de l'arrondissement VSP pour les protéger des chenillettes l'hiver. En somme de bien protéger l'investissement initial, sinon cela n'a aucun sens. J'explique!

En effet, j'ai remarqué aussi que la plupart portent des blessures visibles à leur base. Or, qui dit blessure pour un arbre dit accroissement des risques de maladies. Je pense tout particulièrement à l'agrile du frêne et au longicorne asiatique qui menace nos arbres dans un court horizon de temps. Cette susceptibilité plus grande pourrait être contrée facilement en alliant deux composantes du mobilier urbain comme cela se fait dans la ville de Québec. À savoir de placer des anneaux arqués en fer le tout ancrés dans le béton permettant la protection des arbres l'hiver et deuxièmement en servant aussi de cette structure comme support à vélo du côté extérieur pour ne pas nuire au carré de fleurs l'été. C'est que l'on appelle joindre l'utile à l'agréable! On pourrait dans un premier temps en mettre de façon expérimentale sur quelques artères résidentielles dans chacun des 4 districts de l'arrondissement VSP.

Sinon je crois que bientôt nos arbres ne seront plus que des poubelles à bibittes qui vont passer rapidement à la tronçonneuse sans avoir eu le plaisir de vivre et de nous aider à vivre nos étés dans notre arrondissement.
François Touchette, citoyen électoral de Parc-Extension mais demeurant dans le quartier Villeray

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net