Soraya Martinez
(Photo d'archives )
Soraya Martinez tourne le dos au maire Tremblay
Elle démisionne du parti Union Montréal
Lundi noir pour Gérald Tremblay. Alors qu'en matinée le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoît Labonté, et le conseiller du district de Peter-McGill, Karim Boulos, claquaient la porte du parti du maire de Montréal, la conseillère du district Saint-Michel dans l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, Soraya Martinez, imitait leur geste quelques heures plus tard.
«Constatant l’absence de leadership à l’hôtel de ville de Montréal, je viens de faire parvenir ma lettre de démission au maire Gérald Tremblay, en tant que conseillère associée du comité exécutif de la Ville. Je siégerai donc comme conseillère indépendante au conseil de Ville», a déclaré Soraya Martinez.
Sa démission modifie la donne au sein du conseil d'arrondissement. Union Montréal (UM) y détenait la majorité des sièges. Le conseil est désormais formé d'une conseillère indépendante, de deux conseillers d'UM, Sylvain Lachance et Frank Venneri, et de deux membres de Vision Montréal, la mairesse Anie Samson et la conseillère Mary Deros.
«Mon élection en novembre 2005 venait de l’espoir que l’équipe actuelle pose des gestes conséquents et porteurs pour l’ensemble du territoire de Montréal. En tant que québécoise issue de la diversité culturelle, je croyais également que le maire allait, sans tarder, mobiliser cette composante importante de la société montréalaise afin que tous puissent porter la fierté de leur ville et contribuer pleinement à son développement. De plus, je souhaitais ardemment que les gens de ma génération soient aussi associés à cet élan que l’on nous promettait, a indiqué Mme Martinez. Deux ans plus tard je dois constater, malheureusement, que trop peu de gestes ont suivi les discours électoraux.»
«Notre ville est en crise appréhendée permanente, notamment en ce qui concerne les finances, les hésitations, les décisions renversées et les actions mitigées dans les relations interculturelles et intergénérationnelles, a laissé tomber Soraya Martinez. Le maire ne donne que des signes temporaires d’un leadership si nécessaire, protégé par une garde fermée qui se préoccupe peu des élus.»
«En outre, bien que l’avenir du centre-ville soit une chose très importante, je ne trouve, en haut-lieu, aucune préoccupation à l’effet que les problèmes réels des autres arrondissements soient intégrés dans une vision d’avenir, a ajouté la conseillère. Si le maire semble présent pour les médias, il ne l’est quasiment pas sur le terrain, comme si le contact avec la population était une chose négligeable.» (A.D.)
(Photo d'archives )
Richard Gauthier
Commentaire mis en ligne le 23 septembre 2007Mes félicitations Madame Martinez vous avez raison
Monsieur Tremblay n'a jamais fait pour notre arrondissement
Richard Gauthier