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Le baseball québécois va-t-il être relancé?

La chute dramatique d'inscriptions s'estompe progressivement

Thierry Bourdeau par Thierry Bourdeau
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Article mis en ligne le 12 juin 2007 à 10:33
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Le baseball québécois va-t-il être relancé?
Plusieurs programmes dédiés aux jeunes joueurs de balle ont été implantés au cours des dernières années.(Photos: Martin Alarie)
Le baseball québécois va-t-il être relancé?
La chute dramatique d'inscriptions s'estompe progressivement
Au moment du départ des Expos, il a souvent été question de l'avenir du baseball au Québec, notamment dans la région montréalaise. Les répercussions négatives se sont enchaînées, mais depuis l'année 2004, les statistiques prouvent que l'intérêt s'est stabilisé.
Selon les dernières données de Baseball Québec, la région de Montréal comptait 151 équipes mineures en 2004, comparativement à 126 l'année dernière. Une perte de 25 formations, mais rien de catastrophique si l'on remonte en 2001, où une quarantaine d'équipes avaient plié bagage en l'espace d'une seule saison. En 2006, on dénombrait même une légère hausse dans les régions de la Mauricie et de l'Outaouais.

« Nous sommes conscients que l'intérêt a chuté, mais il faut faire attention à une chose: il y a maintenant moins d'enfants qui résident à Montréal », explique Gilles Taillon, directeur-général de Baseball Québec.

« Nous sommes aussi confrontés à une plus grande diversité de sports, ajoute Robert Brousseau, directeur des opérations. Idéalement, il faudrait que les joueurs s'identifient à leur club, qu'ils développent un sentiment d'appartenance. »

Le nouveau président de Baseball Québec, Benoit Lavigne, croit fermement que la popularité n'est pas uniquement chose du passé. « Le baseball a besoin d'être renouvelé. Pendant plusieurs années, nous avons toujours entendu le même discours négatif. Cependant, je suis convaincu du potentiel qu'offre ce sport. Le baseball est unique en son genre parce qu'il permet de développer quatre habiletés différentes: lancer, frapper, courir et attraper.

Il nous faut maintenant cerner les bonnes problématiques. Je dois l'avouer, ce n'est pas très intéressant pour un enfant de jouer une partie complète comme voltigeur quand il n'a pas d'action. En plus, s'il est victime de deux retraits au bâton, il n'aura donc jamais touché à la balle. C'est pourquoi l'idée est de rendre le sport moins statique, donc plus vivant», souligne M. Lavigne.
Viser les jeunes
Plusieurs programmes dédiés aux jeunes joueurs de balle ont été implantés au cours des dernières années. On pense notamment au Rallye Cap, une révolution de l’enseignement du baseball amateur pour les jeunes de 4 à 7 ans, « similaire au programme de hockey M.A.G.H », selon Gilles Taillon.
Il y a également la venue de Baseball en action. Conçu en Ontario, ce programme a pour objectif d'initier les jeunes des écoles primaires (troisième à sixième année) de manière amusante et non compétitive. Un guide du professeur est remis aux écoles participantes afin de leur fournir les leçons complètes du baseball.

En troisième lieu, quelques écoles secondaires offrent aux élèves le programme sport-études baseball. À Montréal, c'est l'école Édouard-Montpetit qui permet aux jeunes baseballeurs d'approfondir leurs connaissances et leurs habiletés.
S'inspirer des grands
La baisse d'inscription des équipes de baseball est cependant loin d'affecter le plan d'excellence. Au contraire, de plus en plus de Québécois attirent le regard des dépisteurs et trouvent leur niche dans les rangs professionnels.
« Dans les années 60, il n'y avait pas de Québécois au niveau professionnel. Maintenant, il n'y a plus de limites. Depuis la création de l'ABC (Académie de baseball du Canada) en 1990, nous avons eu une soixantaine de joueurs repêchés. Ceci prouve que nous encadrons bien nos athlètes d'excellence. On fait d'ailleurs l'envie de plusieurs autres provinces », estime Benoit Lavigne.

Les Éric Gagné, Pierre-Luc Laforest et Russell Martin font tourner bien des têtes depuis qu'ils ont joint les rangs des ligues majeures. Certes, ils ne doivent pas être les derniers. « Pour inspirer nos jeunes, il nous en faut des joueurs comme ceux-là. Le prochain pourrait être Philippe Aumont (repêché il y a quelques jours) et j'espère qu'il y en aura d'autres », souhaite Gilles Taillon.

Actuellement, Baseball Québec compte environ 25 000 joueurs à son actif. Selon leurs dernières statistiques, 137 joueurs évoluaient dans les programmes d'excellence (Réseau midget AAA, Ailes du Québec et ABC), sans compter la présence de 11 formations juniors élite.
Depuis 1999, à Montréal
1999: 248 équipes mineures

2000: 238

2001: 198

2002: 195

2003: 164

2004: 151

2005: 136

2006: 126

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