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Des bénévoles qui font la différence

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 23 mai 2007 à 11:00
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Des bénévoles qui font la différence
Cécile Vermette, bénévole au centre d’hébergement Auclair, et Clémence Benoît, bénévole à l’hôpital Jean-Talon. (Photo: Jacques Pharand)
Des bénévoles qui font la différence
Être en perte d'autonomie, ça peut vouloir dire être privé de bonheurs aussi simples que d'aller au parc par une belle journée ensoleillée ou se rendre au coin de la rue pour manger une crème glacée.
«Si on avait plus de bénévoles, ce serait le bonheur dans nos établissements», confie France Pellerin, chef des services de réadaptation au centre de jour et coordonnatrice des bénévoles pour les centres d’hébergement Auclair et Paul-Gouin.

Plus de bénévoles pour, par exemple, sortir tout bonnement les résidants à l'extérieur afin de leur permettre de profiter du beau temps. «Au centre Auclair, nous avons une belle terrasse. Mais il faut des bénévoles pour y amener les résidants», donne en exemple Mme Pellerin.

Présentement, 25 bénévoles oeuvrent dans les deux centres où vivent 260 personnes en perte d'autonomie. Ils sont actifs en moyenne 5 heures par semaine. Pour répondre aux besoins, il faudrait une quinzaine de bénévoles de plus, indique Mme Pellerin.

Le CSSS mène actuellement une campagne de recrutement pour compléter ses équipes dans les centres Auclair et Paul-Gouin ainsi qu'à l'hôpital Jean-Talon.

La moyenne d'âge des résidants des centres est de 83 ans. «Mais de plus en plus, la clientèle rajeunit, souligne France Pellerin. On accueille des personnes qui ont des troubles cognitifs et qui ne peuvent demeurer à la maison.» On s'emploie à donner à toutes ces personnes un milieu de vie qui soit le plus agréable possible. «C’est un cumul de petits bonheurs qui fait la différence», note Sylvie Lanthier, chef du service des communications du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Cœur-de-l’Île.

Les bénévoles accompagnent les résidants dans des activités de réadaptation et de loisirs : zoothérapie, accompagnement aux rendez-vous médicaux, organisation des fêtes, accompagnement lors de sorties tel un dîner au restaurant, service lors du souper thématique qui a lieu une fois par mois, etc. On a également besoin de bénévoles pour travailler au dépanneur du centre Auclair dont les profits sont versés à la Fondation La Petite Patrie–Villeray, laquelle finance des projets améliorant la qualité de vie des résidants des deux centres d'hébergement.

Du côté de l'hôpital, on souhaite grossir les rangs d'une équipe qui compte une trentaine de bénévoles. Les patients en unités d'hébergement transitoire et de psychiatrie peuvent y séjournent plusieurs mois, mentionne Sylvie Lanthier. «Ça devient un milieu de vie.» Les bénévoles aident aux activités destinées aux patients et aux visiteurs : accueil des patients et accompagnement à leur unité de soins, organisation d'activités de loisirs, accueil des visiteurs pour les guider vers le bon département, etc.

«Parfois, quand on parle de bénévolat, les gens voient ça gros. Mais ça peut être de seulement pousser le fauteuil roulant d'une personne pour l’amener sur le terrasse», explique Cécile Vermette, 70 ans, bénévole au centre d’hébergement Auclair depuis 1999. Son engagement s’est transformé en passion au point où on la retrouve au centre du lundi au vendredi. «Nous sommes un complément à la famille et aux employés du centre», constate-t-elle. «Oh ! mon Dieu. Si on ne vous avait pas, on n’irait pas à l’activité», entend-elle souvent de la bouche des résidants.

Clémence Benoît, qui vient d'avoir 81 ans, est quant à elle bénévole à l’hôpital Jean-Talon depuis l’âge de 65 ans. On peut la croiser dans les couloirs une ou deux fois par semaine. Ces temps-ci, elle accompagne des patients à leurs traitements médicaux. «Je vais faire du bénévolat tant que je vais être capable», dit-elle.

Les personnes qui décident de s'engager bénévolement ne sont pas laissées à elles-mêmes. Elles bénéficient d'une séance d'intégration et d'une supervision, explique Sylvie Lanthier. On leur offre le repas gratuitement et on fournit les billets aux personnes qui se déplacent en transport en commun, pour ne citer que ces exemples de soutien à leur action.

Mme Lanthier insiste par ailleurs sur le fait que le bénévolat, ce n'est pas seulement une affaire de retraités. «On lance aussi une invitation aux jeunes qui ne travailleront pas cet été, et qui veulent vivre une expérience humaine qui va les enrichir.»

Pour en savoir plus sur le bénévolat en centre d’hébergement, on communique avec Martine Liziard au 514 272-3011 poste 2103. Pour le bénévolat en centre hospitalier, on contacte Julie Hamel au 514 495-6767 poste 6740.



(Photo: Jacques Pharand)



(Photo: Jacques Pharand)

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