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Demandes d'asile en attente: le gouvernement nomme des commissaires

Presse Canadienne Article mis en ligne le 24 juin 2008 à 0:00
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OTTAWA - Le gouvernement de Stephen Harper procède à une série de nominations à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, après avoir été prévenu que le nombre de dossiers de revendication du statut de réfugié atteint des sommets.
Mardi, la ministre de l'Immigration, Diane Finley, a nommé neuf nouveaux commissaires et a renouvelé les nominations de 12 autres dont le mandat expirait sous peu.
Il y a deux mois, le président de la Commission, Brian Goodman, avait publiquement averti le gouvernement qu'une crise se préparait si Ottawa persistait à ne pas combler les postes vacants à la CISR.
Dans son rapport annuel au Parlement, M. Goodman prédisait que si aucun nouveau commissaire n'était nommé, l'arriéré de dossiers en souffrance atteindrait des niveaux records, soit 62 300 cette année, 73 300 l'an prochain et pas moins de 84 300 l'année suivante.
Quand les conservateurs de Stephen Harper ont pris le pouvoir, il y a 30 mois, la CISR sortait d'une année particulièrement performante, au cours de laquelle elle avait réussi à ramener l'arriéré de demandes à zéro pour la première fois en dix ans. On dénombrait 10 postes vacants à la Commission, qui en comptait 164, à l'époque.
Depuis, le nombre de demandes d'asile a grimpé en même temps que le nombre de sièges libres à la Commission. Le taux de vacances tourne autour de 35 pour cent depuis plus d'un an.
Avec les nominations de mardi, ce taux se trouve ramené à 21,9 pour cent. Il reste 36 postes à combler. Mais le taux de postes vacants pourrait facilement bondir si la ministre Finlay ne procède pas à d'autres nominations. De plus, le mandat de 19 commissaires actuellement en poste viendra à échéance au cours des six mois qui viennent.
Selon la Commission, 44 435 demandes d'asile sont à l'étude, soit plus du double du nombre de demandes en instance quand M. Harper est arrivé au pouvoir.
Qui plus est, il faut en moyenne 15,9 mois pour traiter chaque demande, contre 11,7 mois au moment de l'entrée en fonction de M. Harper.
Toutes les demandes en instance ne peuvent pas être considérées comme étant en retard. La Commission estime que pour une efficacité maximale, il doit y avoir, en tout temps, entre 15 000 et 20 000 demandes d'asile en traitement.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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