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Les provinces envisagent d'embaucher des auxiliaires médicaux

Presse Canadienne Article mis en ligne le 10 mai 2008 à 0:00
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EDMONTON - Les gouvernements de partout au pays envisagent de faire appel à des auxiliaires médicaux pour pallier la chute du nombre de médecins de famille et de spécialistes.
Les auxiliaires médicaux peuvent effectuer une grande variété de tâches en médecine générale et certaines des spécialités. Ils complètent les fiches, obtiennent les antécédents médicaux des patients et peuvent s'occuper de tests, des points de suture et des plâtres. Plusieurs d'entre eux ont suivi sensiblement la même formation qu'un résident senior. Un médecin doit toutefois approuver chaque décision prise par l'auxiliaire.
Les auxiliaires médicaux aident les médecins depuis des décennies aux Etats-Unis, où ils seraient plus de 70 000. Jusqu'à tout récemment, le métier n'était pratiqué au Canada que dans l'armée.
L'Ontario a déjà mis en place des projets pilotes, et le Manitoba emploie d'anciens auxiliaires médicaux de l'armée ou des assistants formés aux Etats-Unis depuis 2002. Cet automne, l'Université du Manitoba et l'Université McMaster, à Hamilton, accueilleront les étudiants des premiers programmes non militaires d'auxiliaires médicaux au Canada.
Les provinces ont déjà testé plusieurs autres solutions pour pallier le manque de médecins. Des infirmières praticiennes travaillent dans toutes les provinces depuis 2006, les pharmaciens ont le droit de faire des ordonnances de médicaments en Alberta et des lignes téléphoniques comme Info-Santé sont accessibles 24 heures par jour presque partout au Canada.
Le ministre de la Santé de l'Alberta, Ron Liepert, a même déclaré qu'il ne sera pas convaincu de l'existence d'une pénurie de médecins tant que les autres travailleurs de la santé ne seront pas mieux intégrés au système de santé.
"Il faut changer notre façon de penser, a dit M. Liepert le mois dernier, lorsqu'il a présenté le plan de la province en matière de santé. Dans les années 1960, lorsque vous étiez malade, vous alliez voir un médecin. Aujourd'hui, nous avons tellement plus de choses à offrir en soins de santé."
Le ministre de la Santé de l'Ontario, George Smitherman, croit quant à lui qu'il est encore trop tôt pour déterminer le rôle exact que joueront les auxiliaires médicaux, mais a souligné que leur arrivée a permis de réduire le temps d'attente et l'efficacité des soins de santé.
L'Association médicale canadienne appuie l'embauche des auxiliaires médicaux. Son président, Brian Day, précise toutefois qu'ils sont souvent recrutés parmi le personnel infirmier, qui connaît déjà une pénurie. Selon lui, la pénurie de médecins et de spécialistes ne peut être ignorée, malgré ce que les politiciens comme M. Liepert en disent.
"Quand un patient est malade, il veut généralement voir un médecin", a-t-il résumé.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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