Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Progrès Villeray
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Développement durable : Si on passait à l'action ?

Carole le Hirez par Carole le Hirez
Voir tous les articles de Carole le Hirez
Article mis en ligne le 19 avril 2007 à 14:07
Soyez le premier à commenter cet article
Développement durable : Si on passait à l'action ?
Faire embarquer la collectivité est le plus grand défi en matière de développement durable, selon Alan DeSousa. (Photo: Jacques Pharand)
Développement durable : Si on passait à l'action ?
Deux ans après l'adoption de son premier Plan stratégique de développement durable, Montréal ajoute une autre série d'actions concrètes pour les deux prochaines années à son programme initial. Objectif : aller encore plus loin pour avoir des impacts visibles sur la vie des citoyens.
Tout le monde est pour le développement durable, mais personne ne sait très bien de quoi il en retourne au juste. Fort de cette constatation, le responsable du dossier au comité exécutif de la Ville de Montréal, Alan DeSousa, a voulu arriver avec sous le bras des gestes concrets à donner en exemple.

En 2002, alors qu'il participait au sommet mondial de Johannesburg, le maire de Saint-Laurent avait été frappé par la déception qui avait suivi le Sommet de la Terre de Rio, tenu dix ans plus tôt. «Tout le monde chantait le même refrain sur le développement durable, mais au-delà des discours et des grands objectifs, qu'est-ce qui avait été réalisé ?», s'interroge l'élu.

L'exercice de réflexion entrepris alors par la Ville de Montréal devait déboucher en 2005 sur 24 actions concrètes énoncées noir sur blanc. L'image choisie: l'effet domino, pour rappeler que chaque geste compte. Quelque 76 organismes montréalais de tous les milieux ont été associés à la démarche. «C'est un exercice unique à Montréal. Nous avons commencé pas à pas avec des consensus autour d'objectifs précis. C'était aussi un moyen de donner un peu de pouvoir aux sociétés civiles», indique M. DeSousa.

Travaux sur le réseau d'égout pour réduire les fuites d'eau, règlement sur les pesticides, projet sur la qualité de l'air avec les trois commissions scolaires du territoire, jusqu'aux 3000 cols bleus qui ont reçu de la formation sur les gaz à effet de serre (GES) pour les inciter à faire tourner leur moteur au ralenti moins souvent. Le tout assorti d'objectifs chiffrés.
Dix-neuf nouvelles actions
La prochaine phase du plan, qui couvre les deux prochaines années, voit s'ajouter 19 nouvelles actions concrètes. Diminuer de 20 % les émissions de GES des services corporatifs d'ici 2012, réduire les îlots de chaleur au centre-ville par la plantation d'arbres, améliorer la qualité des eaux de ruissellement, étudier l'implantation d'une collecte de résidus verts, etc. Chaque arrondissement doit mettre en œuvre au moins cinq actions du plan.
Si les ambitions sont élevées, le défi l'est également. C'est à un véritable changement de culture que l'administration invite les Montréalais. L'exemple de la collecte sélective est à ce point édifiant. À Montréal-Nord, un des derniers arrondissements à avoir instauré ce service, le taux de récupération est de 14 % comparé à 54 % pour le leader en la matière, l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. Dans l'ensemble de Montréal, on stagne à 34 %, loin de l'objectif de 50 % prôné par Recyc-Québec.

«Le bac vert n'est peut-être pas la solution mur à mur. Dans certains milieux, ce sera peut-être le bac roulant, dans d'autres le sac de plastique. Le défi de l'avenir sera d'adapter le service aux divers cadres bâtis», estime M. DeSousa.

D'ici la fin de l'année, l'ensemble des logements devraient avoir été rejoints par la collecte sélective dans tous les arrondissements. Au total, 72 000 foyers de plus seront desservis. Prochaine étape : réduire la production des déchets à la source. À Saint-Laurent, la collecte des déchets à été réduite à une fois par semaine et on a distribué 3 000 bacs verts supplémentaires, illustre le maire. Résultat : on a réduit le volume de déchets jetés aux poubelles de 2000 tonnes en neuf mois.
Indice vert
«Il faut maintenir le cap et élargir le champ d'action», affirme Helen Fotopulos, responsable des parcs et des espaces verts au comité exécutif. «La qualité de l'air a une valeur économique durable qui devrait être étudiée dans tous les sites visés par des transactions à l'intérieur des zones identifiées comme écoterritoires», signale-t-elle.
La Ville planche donc à déterminer un indice vert qui permettra de quantifier plusieurs données environnementales comme la qualité de l'air, le ruissellement des eaux, la protection de la biodiversité, sur l'exemple de ce qui se fait déjà à Seattle. Dans le cadre de la réduction des îlots de chaleur, une des quatre actions prioritaires visées par le plan, chaque arbre sera évalué en fonction de son potentiel de développement, précise la mairesse du Plateau.

«Il y a quelques années, le développement durable n'était connu ni de la population ni des élus. Aujourd'hui, alors que nous lançons la deuxième phase, les principales actions concrètes dans ce domaine sont dans les villes. L'évolution est considérable», note M. DeSousa. Le grand défi reste toutefois de mobiliser le citoyen : «Le train est parti de la station, ça roule. À chaque fois que le train arrête, des gens embarquent. Il faut s'assurer qu'il continue à avancer.»
Définition
Développement durable: « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir de répondre aux leurs ».

(Photo: Jacques Pharand)

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net