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La Maison de quartier frappe à la porte de l’arrondissement pour obtenir un appui financier

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 16 mars 2007 à 13:05
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La Maison de quartier frappe à la porte de l’arrondissement pour obtenir un appui financier
Afin de boucler son année financière, et dans le but de continuer à offrir aux citoyens moins fortunés certains services non subventionnés, la Maison de quartier Villeray a frappé à la porte du conseil de l’arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension lors de la séance du 6 mars afin d’obtenir une aide financière.
La Maison de quartier Villeray a été implantée il y a 17 ans. L’organisme qui œuvre en sécurité alimentaire reçoit sa part de subvention de Centraide, du gouvernement du Québec, de l’arrondissement via le fonds de lutte à la pauvreté.

Mais comme l’explique Monique Morin, directrice de la Maison de quartier, ces subventions sont accordées pour des programmes, des services, des projets bien précis. Elle cite notamment le réseau des jardins collectifs et les cuisines collectives.

Ces subventions ne servent pas à faire fonctionner l’épicerie économique. Pas de subvention non plus pour le dîner communautaire offert gratuitement chaque mois aux plus démunis. Pas davantage de fonds pour payer le billet d’autobus à cette mère de famille sans le sou afin qu’elle puisse participer aux cuisines collectives. Et pas de subvention pour payer le déjeuner à ce bénévole qui s’apprête à entreprendre une journée de travail à la Maison de quartier le ventre vide.

Tout cela est si essentiel, plaide Monique Morin. Mais ce n’est pas reconnu.

L’épicerie économique, qui permet de faire l’achat de denrées en profitant de rabais de 30 % à 40 %, se tient deux fois par mois. On accueille 120 familles. Coût de fonctionnement : 8470 $ par année. Coût du repas communautaire servi chaque mois à une soixantaine de personnes : 4800 $ par année. Frais liés au transport (tickets d’autobus, location du camion communautaire) : 2500 $ par année.

Jusqu’à il y a trois ans, une subvention annuelle de 16 000 $ octroyée par une communauté religieuse permettait d’éponger ces coûts. Mais voilà : la communauté a graduellement mis fin à son aide financière. Elle est passée de 16 000 $ en 2004 à 6700 $ en 2005 puis à 500 $ l’an dernier. Depuis cette année, la Maison de quartier ne reçoit plus rien, et, malgré des demandes, aucun bailleur de fonds n’a pris le relais, explique Monique Morin.

Bien que confronté à une situation difficile, il n’était pas question pour l’organisme de couper ces services. «On fait faire du bénévolat le ventre vide ? À la personne dans le besoin référée par le CLSC on dit, tu ne viens pas si tu n’as pas de transport ?», lance la directrice.

La Maison de quartier s’est «serrée la ceinture», comme le dit Mme Morin. On est, entre autres, passé de deux dîners communautaires par mois à un seul.

Malgré son effort de rationalisation, l’organisme a enregistré en 2004-2005 un déficit de 5714 $. En 2005-2006, le déficit s’est élevé à 15 367 $. Et on se dirige vers un autre déficit au 31 mars. Or, «nous ne sommes plus capables d’assumer un déficit», indique Monique Morin, qui chiffre les besoins financiers à 18 590 $. Une subvention accordée par l’arrondissement permettrait de combler le déficit appréhendé et de continuer à offrir les services en 2007, souligne-t-elle.

«Il est inacceptable qu’en 2007, dans un pays riche, qu’une personne ait de la difficulté à se nourrir convenablement, soutient l’organisme dans sa demande de subvention remise au conseil d’arrondissement. Nous en avons la preuve chaque jour à la Maison de quartier Villeray. Nous les aidons à s’alimenter par nos jardins, nos arbres fruitiers, nos cuisines collectives et notre épicerie économique.»

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