Réduire sa facture d'électricité par de simples gestes
Équiterre offre toujours le programme Éconologis
Le 11 janvier débutaient officiellement les travaux visant à harnacher la dernière rivière vierge du Québec. Le Eastmain-1-A-Rupert est qualifié par certains comme étant le plus important projet de production d’énergie propre et renouvelable au Canada. Pourtant, la seule véritable garantie d'un comportement durable ne demeure-t-elle pas la réduction de la consommation à la source?
Simple question de logique. Dans cette veine, l'organisme Équiterre propose de petits trucs à mettre en pratique dans nos chaumières. On fait d'une pierre trois coups. On réduit sa consommation d'électricité, ce qui a un impact à la baisse sur sa facture. Par des gestes à la portée de tous, on peut ainsi véritablement contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, fait valoir l'organisme vert.
Depuis près de dix ans, le programme gratuit Éconologis, une initiative de l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec, tente de faire son nid dans les résidences. Bon an mal an, près de 8000 personnes au Québec font appel au programme. La visite d'un technicien est gratuite pour les personnes à revenu modeste. Mais pour 150 $, Monsieur et Madame Tout-le-monde peut bénéficier de la même expertise.
Quelques places sont disponibles dans la région de Montréal. La saison se termine le 31 mars.
On pourrait faire plus de visites, commente Nathalie Bergeron, technicienne en efficacité énergétique pour le programme Éconologis chez Équiterre. Proprios, organismes communautaires comme les locataires auraient d'ailleurs intérêt. «Ceux qui diminuent le chauffage de seulement 1 degré réduisent leur facture d'électricité de 10%», une donne non négligeable quand on sait que le chauffage accapare 50% de la facture totale, illustre-t-elle.
Les résidants demeurant dans des constructions récentes ne sont pas non plus à l'abri des infiltrations d'air en tous genres. On a beau faire la promotion de la certification Novoclimat, garante d'une efficacité énergétique supérieure, peu de promoteurs vont à fond la caisse dans cette option, initialement plus coûteuse.
Chasse aux fuites d'air et... à l'humidité
L'un des principaux ennemis à abattre dans cette lutte à finir contre les pertes de rendement énergétique domiciliaire: les fuites d'air.
L'abc de la maison bien isolée veut qu'on calfeutre portes et fenêtres. Mais on oublie souvent que les prises de courant deviennent souvent des portes d'entrées insidieuses pour l'air frais. On peut y insérer de petites plaques de plastique, celles qu'on installe afin d'éviter que bébé n'y engouffre une fourchette. Il existe cependant sur le marché des plaques isolantes spécialement conçues.
Il faut aussi se méfier d'un taux d'humidité supérieur à 40%, explique la spécialiste. Plus il y a de gouttelettes d'eau qui virevoltent dans l'air, plus on a besoin d'énergie pour chauffer la soupe, ce qui est particulièrement vrai par temps froid.
Aussi, on évite de faire sécher son linge à l'air libre, on limite la quantité de plantes dans la maison et on n'hésite pas à ouvrir les fenêtres entre 3 et 5 minutes quotidiennement, histoire, encore une fois, de mettre à la porte l'humidité excédentaire. «On privilégie la douche au bain et on allume la ventilation», précise Mme Bergeron.
Doux hiver
«Les infiltrations d’air font quand même frissonner et gonfler la facture d’énergie. Il est encore temps d'entreprendre des mesures pour améliorer l'efficacité énergétique de nos résidences et ainsi bénéficier des économies qui seront réalisées d'ici la fin de l'hiver. Il est d'autant plus pertinent de faire cet exercice maintenant, car plusieurs des mesures sont permanentes et continueront d'être bénéfiques durant les années prochaines », rappelle François Boulanger, coordonnateur du programme Efficacité énergétique chez Équiterre.