Dominique St-Pierre, devant un écran géant.
(Photo: Éric Carrière)
Simbioz rend les écrans vivants
Dominique St-Pierre et Bernard Mercier ont développé des écrans format géant pour rendre plus vivantes les présentations des grandes compagnies lors de foires et de salons. Le prototype installé à La Tohu mesure 12 pieds de haut !
Les écrans géants de Simbioz, avec leur diagonale de 100 pouces, ne se retrouveront pas demain matin dans nos salons! «Les gens les utilisent pour interagir dans le contenu d'une présentation sans avoir à toucher l'écran», indique Dominique St-Pierre.
La technologie développée par l'entreprise utilise la vision artificielle couplée à des caméras. Un logiciel mis au point par la compagnie effectue l'analyse des données. Résultat: On peut guider le déplacement des images par les gestes, en se plaçant devant l'écran, plutôt qu'en le touchant.
La clientèle cible: le marché des expositions et des foires commerciales. Plusieurs compagnies pharmaceutiques ont acquis les écrans RP pour promouvoir leurs produits. Boeing en a installé dans sa salle d'exposition ouverte au public. La Nasa l'utilise dans les divers salons auxquels elle participe.
Avec son autre produit, l'écran FS, Simbioz vise le créneau des entreprises américaines intéressées à se constituer des réseaux d'écrans, par exemple les chaînes d'hôtels, qui peuvent ainsi disposer de leur propre plate-forme de diffusion.
Les fondateurs de Simbioz se sont rencontrés sur les bancs de l'UQAM en 1998. Bernard Mercier, qui a eu l'idée originale, rêvait de remplacer les affiches imprimées par des écrans géants interactifs gérables à distance. Le créatif du duo devait trouver en Dominique St-Pierre son parfait complément du côté technique.
L'entreprise emploie aujourd'hui sept personnes. Le premier écran a été commercialisé il y a trois ans, après une intense étape de Recherche et Développement. Les compères ont développé leurs écrans de a à z, du design industriel à la fabrication en passant par la programmation informatique.
La compagnie, qui a pignon sur la rue Alexandra, dans le quartier Villeray, réalise 90 % de ses ventes aux États-Unis et prévoit développer de façon importante sa production au cours des prochaines années.
(Photo: Éric Carrière)