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Les PTI seront déterminés en fonction de la richesse foncière

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 8 décembre 2006 à 14:09
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Les PTI seront déterminés en fonction de la richesse foncière
Les Programmes triennaux d’immobilisations, qui seront dorénavant déterminés en fonction de la richesse foncière, généreront des iniquités et condamneront les arrondissements moins nantis à l’immobilisme, affirme le chef de Vision Montréal, François Purcell.

M. Purcell, qui est critique en matière de Finances au sein de l’opposition officielle, prenait part ces derniers jours à la Commission spéciale du budget. Selon lui, en se basant sur la richesse foncière, les arrondissements riches seront toujours plus riches. Les autres, toujours plus pauvres.

«Concrètement, cela veut dire que plus un arrondissement est riche, plus il aura un pouvoir d’emprunt important, mentionne François Purcell. Auparavant, les arrondissements recevaient une enveloppe PTI provenant d’un montant global de la ville centrale partagé entre les arrondissements afin d’être le plus équitable possible. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La preuve, c’est que le directeur des Finances de la Ville, le confirme lui-même en déclarant, en réponse à l’une de mes questions sur le sujet « qu’en terme de partage de (la) richesse, cela peut créer des différences».

Le changement est rendu possible par une disposition de la Loi 33 proposée en 2003 par l’administration Tremblay-Zampino dans le cadre de la réorganisation municipale.

Vision Montréal souligne qu’un arrondissement comme Saint-Laurent jouira d’une marge de manœuvre plus grande que les autres grâce aux revenus fiscaux tirés de son parc industriel, l’un des plus imposants de l’Île de Montréal.

En contrepartie, un arrondissement comme Villeray-St-Michel-Parc-Extension se verra limiter dans ses pouvoirs d’intervention pour des projets de centre communautaire, de piscine ou pour son programme de réfection routière (PRR), dénonce la mairesse Anie Samson. D’où la nécessité de répartir la richesse foncière à l’aide des PTI.

«Plusieurs arrondissements moins bien nantis au niveau de la richesse foncière sont condamnés à l’immobilisme, voire même à réduire les services, soutient Anie Samson. Pire encore, l’on pourrait assister à une épidémie de hausses de taxes locales dans ces arrondissements.»

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