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Taxe scolaire : le ministre Fournier fait marche arrière

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 8 décembre 2006 à 14:08
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Taxe scolaire : le ministre Fournier fait marche arrière
Devant la grogne exprimée par l’opposition à l’Assemblée nationale et le monde municipal, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, qui voulait maintenir le plafond de la taxe scolaire malgré une augmentation importante de la valeur foncière des propriétés, a décidé de faire marche arrière.
À la Commission scolaire de Montréal, le taux de taxe est inférieur au plafond de 35 cents par tranche de 100 $ d’évaluation et sera ajusté à la baisse en raison de la hausse de la valeur foncière. La taxe augmentera de 3% par an.

La députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, se réjouit de cette volte-face. Pour elle, il s’agissait d’un impôt déguisé.

Dans la première mouture du projet du ministre, le gouvernement profitait en effet de la hausse des valeurs foncières pour diminuer les subventions de péréquation qu'il verse aux commissions scolaires ayant atteint le plafond de 35 cents par 100 $. Québec réalisait ainsi chaque année des économies de 172,5 millions.

«Tout le monde avait compris – des contribuables aux élus municipaux, en passant par les locataires et les propriétaires immobiliers – que ces hausses étaient abusives et inéquitables», a commenté la députée.

«Le gouvernement Charest se rend donc à l’évidence et cède aux arguments de l’opposition officielle qui, rappelons-le, a réclamé à plusieurs reprises qu’il recule dans son projet d’alourdir encore davantage le fardeau fiscal des Québécois», a souligné Mme Lefebvre.

Elle a rappelé que les députés du Parti libéral avaient unanimement voté contre une motion voulant «que l’Assemblée nationale exige du gouvernement libéral qu’il renonce à imposer aux contribuables des hausses de taxes scolaires abusives».

Elsie Lefebvre a qualifié le gouvernement de «champion de l’improvisation et des hausses déguisées»; un gouvernement qui «prend des décisions injustes, s’entête à les maintenir malgré le mécontentement général, puis recule sous la pression populaire», a-t-elle déploré.

«M. Charest se disait prêt, en 2003, mais force est de constater qu’il n’a aucune vision du Québec», a déclaré la députée.

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