C'est le 27 novembre, lors du conseil municipal, que les élus de la Ville de Montréal seront appelés à se prononcer sur ce projet controversé : changer le nom de l'avenue du Parc pour celui d'avenue Robert-Bourassa.
Anie Samson et Mary Deros s'opposent au changement de nom de l'avenue du Parc
La mairesse de l’arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, Anie Samson, et la conseillère du district de Parc-Extension, Mary Deros, voteront contre le changement de nom de l'avenue du Parc.
C'est le 27 novembre, lors du conseil municipal, que les élus de la Ville de Montréal seront appelés à se prononcer sur ce projet controversé : changer le nom de l'avenue du Parc pour celui d'avenue Robert-Bourassa. Il s'agira d'un vote libre.
Anie Samson et Mary Deros, deux membres du caucus de Vision Montréal, ont fait connaître leur position lors de la séance du conseil d'arrondissement du 7 novembre.
Interrogés lors du conseil par un citoyen quant à leur position sur cette réflexion, les conseillers de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCÎM), Soraya Martinez et Sylvain Lachance, ont indiqué qu'ils étaient en réflexion.
«Ce n’est pas tant la modification du nom de la rue qui me dérange que la façon dont l’administration a procédé, a fait savoir Anie Samson. Il me semble qu’une consultation publique était plus que nécessaire dans un tel dossier. C’est l’histoire et la vie des gens qu’on change entre quatre murs. C’est inacceptable.»
«Nous faisons tout notre possible, à titre d’élues, pour que les citoyens exercent leurs devoirs en participant activement à la vie démocratique, et quand vient le moment de montrer l’exemple, on passe à côté, c’est vraiment dommage», a déploré la mairesse.
Mary Deros, dont l'avenue traverse le district, trouve également déplorable la façon d’agir de l’administration Tremblay. «Encore une fois, le processus démocratique a été bafoué, a-t-elle commenté. Pour une administration qui préconise la mobilisation citoyenne et l’intégration par la participation et la mise en place de plusieurs outils tels que la Charte des Montréalais et Montréalaises où encore le défi de la participation, un guide pour encourager la participation, c’est un coup manqué.»
Les opposants au changement de nom ont notamment milité auprès de tous les conseillers pour les inciter à voter contre le changement de nom. Selon leur estimation, à dix jours de la tenue du vote, il ne leur restait que cinq conseillers à convaincre pour battre la résolution.
Chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Noushig Eloyan a demandé à l’administration Tremblay-Zamino de faire marche arrière et de retirer de l’ordre du jour du conseil du 27 novembre la résolution concernant le changement de nom.
Selon elle, le dossier devrait plutôt être transmis au Conseil du patrimoine, qui agirait en tant que comité d’experts afin de proposer un projet de commémoration digne du nom de l'ancien premier ministre du Québec.