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Anie Samson dans un documentaire sur la démocratie municipale

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 8 février 2010 à 17:42
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Anie Samson dans un documentaire sur la démocratie municipale
Anie Samson discutant avec la chef de l'opposition à Montréal, Louise Harel, et l'ex-ministre Rémi Trudel, lors du lancement du documentaire « La montée vers l'hôtel de ville: regard sur notre démocratie », vendredi dernier. (Photo: Jacques Pharand)
Anie Samson dans un documentaire sur la démocratie municipale
La caméra du réalisateur Lloyd Pasqualetti a suivi Anie Samson pendant plusieurs mois, avant, pendant et au terme de la dernière campagne électorale, dans le cadre du tournage du documentaire « La montée vers l'hôtel de ville: regard sur notre démocratie ».
Une heure durant, on peut y voir la politicienne d'expérience, élue depuis 1994, alors qu'elle sillonne le territoire de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, où elle brigue un second mandat à titre de maire.

La chef de l'opposition et chef de Vision Montréal, Louise Harel, l'ex-premier ministre Bernard Landry et deux autres candidats suivis pour les besoins de l'exercice, Judith Houedjissin (Projet Montréal) et Guillaume Blouin-Beaudoin (indépendant), y vont eux aussi de témoignages et de réflexions sur la politique de proximité. Mme Houedjissin et M. Bouin-Beaudoin n'ont pas été élus, contrairement à Mme Samson, qui, elle, malgré sa victoire personnelle, a gardé un goût amer de son dernier marathon électoral.

« C'est la pire campagne de ma vie », dit sans ambages Mme Samson, à l'occasion de la première. Elle fait ici référence à l'affaire Benoît Labonté qui a démissionné de façon spectaculaire, entaché par des allégations de financement douteux alors qu'il dirigeait Vision Montréal.

« À tous les niveaux, ce fut pénible, tant du côté de l'organisation que des émotions. Ce qui est arrivé avec Benoît Labonté nous a tous éclaboussés. Je lui faisais confiance et j'ai été très déçue par ses mensonges. J'ai voulu participer à ce documentaire pour démystifier la chose politique auprès de la population et, surtout, pour inciter les gens à aller aux urnes. Mais toute cette saga a sûrement contribué à ce qu'à peine le tiers des personnes inscrites se déplacent pour voter. Maintenant qu'on vient de connaître les hausses de taxes, les gens nous appellent, mais ils nous disent qu'ils n'ont pas voté, alors que le maire Tremblay avait dit, en campagne, qu'il allait augmenter les revenus fonciers. Les électeurs avaient le choix, mais ils se retrouvent malheureusement avec la même administration (Tremblay), car le vote de contestation s'est divisé entre les deux partis d'opposition. »

Mme Samson, filmée le jour J, au moment où elle attend avec fébrilité le verdict populaire, ne cache pas sa déception en constatant qu'elle présidera un conseil d'arrondissement où les deux autres formations en lice compteront plus d'élus que son propre parti. « Pour moi, malgré ma réélection, il s'agit d'un résultat mitigé, car je me retrouve encore dans un conseil minoritaire. C'est très difficile d'en arriver à un consensus », ajoute Mme Samson, trois mois après l'élection.

Le documentaire de M. Pasqualetti et de sa complice Lisa-Marie Lampron pousse aussi la réflexion du côté de la participation citoyenne, loin des partis traditionnels, ainsi que sur l'accession des femmes et des immigrants dans des postes élus, entre autres.

On voit aussi comment l'argent est plus que jamais le nerf de la guerre. Suffit de suivre les péripéties du candidat indépendant Guillaume Blouin-Beaudoin, qui a mené une campagne sans le sou, pour prendre la mesure des moyens disparates d'une formation et d'un candidat à l'autre. Le jeune homme installe une affiche électorale qu'il a confectionnée à la main. Selon lui, la démocratie doit se vivre au quotidien, et non pas seulement durant les mois précédant une élection.

Soulignons que le documentaire a été financé par Mme Samson ainsi que par la ministre de la Culture et des Communications, Christine Saint-Pierre.
Le documentaire « La montée vers l'hôtel de ville: regard sur notre démocratie » sera diffusé au Canal Savoir le vendredi 12 février, à 15 h, le dimanche 21 février, à 22 h, le vendredi 26 février, à 15 h et le dimanche 7 mars, à 22 h.

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