Apprenant qu'elle n'avait que quelques mois à vivre, Maria a confectionné 2000 chandelles qui seront remises en même temps que des sapins au Marché Jean-Talon. (Photo: Courtoisie)
Les sapins, une histoire de famille
Cette année, je fête mon 30e anniversaire de la vente de sapins au marché Jean-Talon. Pour nous, c’est une histoire de famille. Mes deux enfants et petits-enfants s’impliquent directement. Il y a aussi mes sœurs et mes frères, sans oublier ma mère de 91 ans qui participe. Il y a également des amis et des cousins.
J’ai trois plantations à Ayer’s Cliff et une à Saint-Adrien. L’été, je fais l’entretien et la taille des arbres.
Malheureusement, ma sœur Maria qui s’impliquait activement à chaque année apprenait lors de son 52e anniversaire, le 21 décembre 2007, qu’elle avait un cancer et qu’il ne lui restait qu’approximativement deux mois à vivre. C’est alors que durant cette phase terminale, elle fit bénévolement plus de 2000 chandelles artisanales emballées dans sept caisses, pour que je les donne aux personnes qui achètent un sapin.
Elle en a fabriqué autant que ses forces lui ont permis. Elle est décédée le 25 avril 2008.
Pourquoi aimer autant la vente de sapins? J’ai 62 ans. Si vous saviez tout ce bouleversement qui se passe en moi par l’odeur du sapin! Cela me ramène dans mon enfance.
Nous vivions dans une pauvreté extrême. Ma mère a eu 20 enfants et nous avons vécu dans un poulailler 15 pieds par 18 pieds. Nous étions à ce moment huit enfants, en plus de mon père et de ma mère.
Noël pour nous était une belle période. Nous avions toujours un sapin de Noël et de la nourriture en abondance, donnée par des associations comme les Chevaliers de Colomb. Comme nous étions heureux durant cette période!
Aujourd’hui, en vendant nos arbres, nous distribuons le bonheur. Je comprends les personnes défavorisées qui n’ont pas les moyens d’acheter un arbre. Selon notre jugement, il se peut que nous leur en donnions un.
La famille ou sapins Filion sont connus au Marché Jean-Talon. La vente de sapins est très exigeante physiquement. Nous couchons dans notre roulotte, mais nous en sommes très heureux.
Après cette période, en janvier, février et mars, j’en profite pour aller chanter bénévolement dans des centres pour personnes âgées.
(Lionel Filion)
Francoeur Michel
Commentaire mis en ligne le 7 décembre 2008Il est vrai que ceux qui ont connu cette grande femme ne peuvent pas l oubliee,son grand coeur et son devouement pour les autres etaient tres remarquables pour son entourage.Je pense que sa mere lui a laissee un bel exemple.Jai eu l occasion de les voir ces chandelles pendant sa maladie et elle avait de la joie a les faire.Elle n y est plus,mais j ai cette assurance que je la reverrai bientot dans la presence de notre Sauveur. A bientot Maria.... Michel