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Les sapins, une histoire de famille

Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 9:00
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Les sapins, une histoire de famille
Apprenant qu'elle n'avait que quelques mois à vivre, Maria a confectionné 2000 chandelles qui seront remises en même temps que des sapins au Marché Jean-Talon. (Photo: Courtoisie)
Les sapins, une histoire de famille
Cette année, je fête mon 30e anniversaire de la vente de sapins au marché Jean-Talon. Pour nous, c’est une histoire de famille. Mes deux enfants et petits-enfants s’impliquent directement. Il y a aussi mes sœurs et mes frères, sans oublier ma mère de 91 ans qui participe. Il y a également des amis et des cousins.

J’ai trois plantations à Ayer’s Cliff et une à Saint-Adrien. L’été, je fais l’entretien et la taille des arbres.

Malheureusement, ma sœur Maria qui s’impliquait activement à chaque année apprenait lors de son 52e anniversaire, le 21 décembre 2007, qu’elle avait un cancer et qu’il ne lui restait qu’approximativement deux mois à vivre. C’est alors que durant cette phase terminale, elle fit bénévolement plus de 2000 chandelles artisanales emballées dans sept caisses, pour que je les donne aux personnes qui achètent un sapin.

Elle en a fabriqué autant que ses forces lui ont permis. Elle est décédée le 25 avril 2008.

Pourquoi aimer autant la vente de sapins? J’ai 62 ans. Si vous saviez tout ce bouleversement qui se passe en moi par l’odeur du sapin! Cela me ramène dans mon enfance.

Nous vivions dans une pauvreté extrême. Ma mère a eu 20 enfants et nous avons vécu dans un poulailler 15 pieds par 18 pieds. Nous étions à ce moment huit enfants, en plus de mon père et de ma mère.

Noël pour nous était une belle période. Nous avions toujours un sapin de Noël et de la nourriture en abondance, donnée par des associations comme les Chevaliers de Colomb. Comme nous étions heureux durant cette période!

Aujourd’hui, en vendant nos arbres, nous distribuons le bonheur. Je comprends les personnes défavorisées qui n’ont pas les moyens d’acheter un arbre. Selon notre jugement, il se peut que nous leur en donnions un.

La famille ou sapins Filion sont connus au Marché Jean-Talon. La vente de sapins est très exigeante physiquement. Nous couchons dans notre roulotte, mais nous en sommes très heureux.

Après cette période, en janvier, février et mars, j’en profite pour aller chanter bénévolement dans des centres pour personnes âgées.

(Lionel Filion)

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Stéphane Carrier

Commentaire mis en ligne le 2 décembre 2008
Félicitations à toute la famille pour tout ce travail accompli et grand bravo pour la culture de toutes ces belle valeurs humaines!

Permettez-moi de souligner au passage la qualité d'installation dont vous faites preuve au marché J-Talon.
Quellle organisation!!! Très soignée et professionelle!!!

Christiane Goyette

Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008
C'est une belle histoire qui me fait aussi remonter à mon enfance. Nous aussi étions pauvres et les cadeaux étaient rares à cette époque, mais quand mon père allait chercher le sapin dans le bois, la veille de Noel, c'était signe de joie. Nous avions tous hâte de le décorer et surtout de voir les quelques cadeaux qu'il cacherait et que nous ouvrions après les messes de minuit. Nous nous rendions à la messe en traîneaux. Dans mon souvenir, il faisait toujours un beau clair de lune, la messe était à minuit à l'époque.

Cette année ce sera spécial après le départ de Maria, nous avons passé une année assez triste. Je souhaite à Lionel et sa famille de vivre pleinement ce moment.


Marc Goyette

Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008
Très bel article et félicitations aux Sapins filion

Sandrine Camirand

Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008
Je suis la fille ainée de Maria.Elle était très fière de sa famille et je le suis très également oncle Lionel

Bizous
Sandrine
On t'aime Maman
xxxxxx

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