Les sommes inscrites au programme triennal d'immobilisations servent notamment aux travaux de réfection routière.
(Photo: Jacques Pharand)
L’idée d’un budget participatif s'enracine
Depuis deux ans, les citoyens du Plateau Mont-Royal ont leur mot à dire quant à la définition des priorités d’investissements de l'arrondissement. Ils ont voix au chapitre sur ce qu’on appelle le «budget participatif». C’est unique à Montréal. Dans l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, l’ex-président de la Coalition des amis du parc Jarry, François Touchette, a plus d’une fois soumis aux élus l'idée de permettre aux citoyens de se prononcer lors de l'élaboration du programme triennal d'immobilisations. Les membres du conseil ont toujours fait preuve d’ouverture, sans toutefois aller jusqu’à donner le feu vert.
L’idée d’un tel budget fait son chemin dans plusieurs arrondissements de la ville. Plus de 70 personnes se sont rassemblés au centre Lajeunesse afin d’échanger sur la possibilité que leur arrondissement implante un budget participatif.
Le Regroupement pour le développement de Villeray, la CDC de Rosemont, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et la Coalition montréalaise des tables de quartier étaient au nombre des organisateurs de cette rencontre. Des citoyens d’une quinzaine de quartiers, dont Villeray et Saint-Michel, étaient présents.
Concept issu de Porto Alegre, ville du Brésil, «le budget participatif est un processus de participation directe des citoyens leur permettant de discuter et de décider des priorités d’investissements de l’arrondissement. Le Plateau a développé la première expérience de budget participatif au Québec. Plus de 300 villes dans le monde, dont une cinquantaine en Europe, ont implanté des budgets participatifs», a expliqué Luc Rabouin, coordonnateur du Centre d’écologie urbaine de Montréal et membre du Groupe de travail sur la démocratie municipale.
À l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, on a instauré un budget participatif de 500 000 $ en 2007. Il est de 1,5 million cette année. Et l'an prochain, il sera de 4,7 millions, soit la totalité du programme triennal d'immobilisations. Rappelons que les sommes de ce programme servent essentiellement aux travaux de réfection routière, la réfection et l’entretien des immeubles municipaux, aux travaux d’amélioration dans les parcs et au remplacement de véhicules. (A.D.)
(Photo: Jacques Pharand)