Montréal fait des progrès. Entreprises, institutions et Montréalais doivent cependant poursuivre leurs efforts afin d'améliorer le bilan environnemental de l'Île, souligne André Porlier, dg du CRE-Montréal. (Photo: Jacques Pharand)
La qualité de l'air se dégrade à Montréal
Malgré une hausse de l'utilisation du vélo et des transports en commun, la qualité de l'air sur l'île de Montréal demeure inquiétante avec une moyenne de 64 jours de mauvaise qualité de l'air par année.
Selon le rapport Indicateurs de l'état de l'environnementqui vient tout juste d'être dévoilé, le vélo a attiré 100 000 utilisateurs de plus de 2003-2006 comparativement à 1999-2002, les deux périodes témoins de l'étude. En ce qui concerne les transports en commun, c'est 9 000 000 passagers qui ont adopté ce mode de déplacement. Par contre, le responsable du développement durable pour la Ville de Montréal, Alan DeSousa, déplore une hausse de 6,5 % des voitures immatriculées sur l'île (50 000 véhicules de plus).
On s'en doute, la consommation de carburant a, elle aussi, augmenté: 100 millions de litres de plus entre les deux périodes. L'achalandage sur les ponts menant à l'île de Montréal a aussi grimpé: depuis 2002, le trafic s'est alourdi quotidiennement de 41 000 véhicules.
Depuis 2002, les gaz à effet de serre de Montréal ont aussi fait un bond de 600 000 tonnes. L'automobile continue d'être la principale cause de la dégradation de la qualité de l'air de la métropole. Le pire bilan est survenu à l'été 2004 avec 75 jours, un sur cinq, de mauvaise qualité de l'air.
D'autres défis à relever
Par ailleurs, le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal, auteur du rapport, déplore la piètre performance montréalaise en lien avec la gestion de ses matières résiduelles.
La quantité de déchets produite par les ménages montréalais a augmenté de 6,6 %, soit 62 000 tonnes de plus qu'en 2002. En contrepartie, la quantité de matières recyclées est aussi en progression avec 65 600 tonnes entre les périodes de référence.
Sur la liste des gains environnementaux, notons la hausse du nombre d'aires protégées qui a augmenté de 3,43 % sur le territoire de la métropole, soit 133 hectares de plus qu'il y a six ans. Il reste cependant des efforts à faire, l'objectif montréalais étant de pratiquement doubler ce nombre.
Le rapport donne une bonne note aux Montréalais qui ont réduit leur consommation d'eau potable de 1%. Un début...