Kenneth George.
(Photo: Jacques Pharand)
Kenneth George plaide pour une diminution du coût des fournitures scolaires
En cette fin mai, où l’on songe davantage aux vacances qui approchent qu’à la rentrée et l'achat des fournitures scolaires, le commissaire de Villeray – La-Petite-Patrie, Kenneth George, a fait parvenir aux membres des conseils d’établissement (CÉ) et des organismes de participation des parents (OPP) les tableaux du coût des effets scolaires dans les écoles primaires et secondaires de son quartier; comme il le fait depuis plus de quinze ans. S’il constate avec satisfaction qu’il y a un effort pour «maintenir les coûts assez bas» en ce qui concerne les effets scolaires, tels les cahiers pédagogiques, M. George note que ce n’est toutefois pas le cas pour les fournitures (règles, crayons, effaces). Il plaide pour un plus grand effort de réduction de la facture, particulièrement au secondaire.
«Les conseils d’établissement cherchent encore et toujours à réduire les frais chargés aux parents. Cette constatation vaut davantage pour le primaire que pour le secondaire, souligne-t-il. Je persiste à croire qu’il y a un plus grand effort à faire à l’école secondaire.»
M. George réitère une proposition qu’il a déjà faite aux parents des conseils des écoles secondaires : déterminer que les frais chargés aux parents devront être réduits de 10% par année au cours des deux prochaines années.
Le coût des effets pour un élève de 2e année de l’école Saint-Gérard a diminué. Il est passé de 50 $ en 2006-2007 à 48,50 $ en 2007-2008.
À Saint-Gabriel-Lalemant, si on prend toujours l’exemple d’un enfant en 2e année, la facture de 25 $ n’a pas bougé depuis 2004-2005. On note un effort important de réduire les coûts, qui étaient de 59 $ en 1998-1999.
Du côté de l’école Marie-Favery, il en coûtait en 2006-2007 34,50 $ aux parents d’un élève de 2e année. Une facture qui a fondu à 20,10 $ en 2007-2008.
Pour l’année 2007-2008, les coûts pour un élève de 3e secondaire de l’Académie de Roberval sont de 111 $. Ils sont de 38 $ à l’école Georges-Vanier. En 2006-2007, les coûts étaient respectivement de 82 $ et 29 $.
Le commissaire se dit «tout simplement stupéfait par le nombre d’objets que certains CÉ font acheter aux parents et par l’écart entre les écoles quant à ces fournitures scolaires».
«Je n’en reviens pas de la très grande consommation de crayons à mine et de gommes à effacer, dit-il. Certains conseils d’établissement demandent aux parents de se procurer 20, voire 24 crayons à mine; on demande d’acheter deux, voire six gommes à effacer blanches.»
Kenneth George rappelle que selon les pratiques à la Commission scolaire de Montréal, les décisions quant aux effets et fournitures appartiennent aux parents-membres des conseils d’établissement. «Les enseignants et la direction ne peuvent que suggérer. Ce sont les parents-membres des CÉ qui prennent et signent les décisions quant aux frais chargés aux parents pour les effets scolaires et aux dépenses des parents pour les fournitures scolaires».
«Les frais chargés aux parents ne doivent être déterminés qu’en fonction de l’objectif de réussite des enfants, et non pas des approches pédagogiques ou des façons de faire de qui que ce soit, estime le commissaire. Il faut toujours se poser la question : en quoi le 13e ou le 14e crayon, en quoi le 23e ou le 24e crayon permettra-t-il d’améliorer la performance de mon enfant en français, en mathématiques ? Si on est incapable de répondre à cette question pour le 13e, le 14e, le 15e, le 16e crayon, il m’apparaît très difficilement justifiable de demander ces 13e, 14e crayons.»
M. George lie par ailleurs cette question à l’écologie, rappelant que les écoles de son quartier font partie du réseau des établissements verts Bruntland. «Cela devrait entraîner des conséquences dans la vie quotidienne, soutient-il. L’adhésion aux 3R – réduction, récupération, recyclage – est peu significative si elle n’entraîne pas des changements dans nos comportements.»
Pour le commissaire, il serait «tout à fait approprié que, dès le début de la lettre aux parents accompagnant la liste des effets et fournitures scolaires, et en insistant sur ce sujet, on rappelle à ceux-ci la nécessité de participer à l’éducation à l’environnement par un effort important de récupération des fournitures scolaires.
«Il me semble que l’école doit, dans tous les aspects de sa vie, manifester son adhésion aux principes écologiques», soutien Kenneth George.
«Il faut poursuivre l’œuvre d’éducation à la consommation responsable et, en conséquence, insister sur le fait que les fournitures qui étaient appropriées en juin le sont encore en septembre», dit-il. «La règle de 30 cm qu’on utilisait en juin mesure toujours 30 cm en septembre!»
(Photo: Jacques Pharand)