Le plan directeur prévoit l'aménagement, en 2009, d'un terrain de soccer synthétique. Un projet de 1,6 million de dollars.
(Photo : Jacques Pharand)
Le plan directeur d’aménagement du parc Jarry est adopté
Près de trois ans après la tenue de consultations publiques, la Ville de Montréal vient finalement d'adopter le plan directeur d’aménagement du parc Jarry. Proposant une vision de développement et de gestion pour les dix prochaines années, ce plan prévoit notamment la réalisation de travaux au coût de 4,5 millions de dollars durant la période 2008-2010. Le dernier plan directeur datait de 1995.
Présenté mercredi par Helen Fotopulos, responsable des parcs à la Ville de Montréal, et Anie Samson, mairesse de l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, le plan reflète le consensus qui s'est dégagé lors des consultations menées en juin 2005 : concilier, d'une part, les vocations récréatives et sportives du parc et, d'autre part, les activités libres et de détente.
Faisant partie du réseau des grands parcs, l'espace vert d'une superficie de 36 hectares a une vocation locale et un rayonnement régional, surtout en raison de ses installations sportives. Le plan permettra d'assurer une cohérence aux aménagements. Les projets seront réalisés au fur et à mesure des disponibilités financières prévues chaque année aux Programmes triennaux d'immobilisations du conseil d'agglomération, a expliqué Mme Fotopulos.
Le plan reconnaît les cinq grandes zones du parc, les unités de paysage, et confirme l'aire de chacun de ces espaces de façon à les préserver dans leur intégralité et à les bonifier, a indiqué Mario Masson, chef de division – orientations et expertise en parcs. Ces zones sont la bande verte qui ceinture le parc, l'étang et l'aire de détente adjacente, le parterre – cette grande surface centrale gazonnée touchant tous les autres secteurs –, le secteur de jeux et de sports et le secteur de tennis.
Projets d'aménagement
La bande verte sera améliorée sur le plan des accès et de la circulation tout en lui donnant une allure plus esthétique, a expliqué Mario Masson.
Le parterre conservera pour sa part son caractère libre sans plantation, clôture ou éclairage, pour servir de lieu de pratique de sport spontané et de rassemblement.
L'étang et l'aire de détente seront bonifiés. Il n'y aura pas d'agrandissement de l'étang, tel que proposé au départ. La topographie et la végétation seront revues. L'aire de la piscine et la butte de glissade seront améliorées. Les travaux de 1,5 million de dollars présentement en cours à la piscine devraient être terminés en juin, à temps pour la saison estivale, a fait savoir Mario Masson. Les travaux d'aménagement de la butte de glissade, située près de la piscine, seront réalisés en 2010 au coût de 700 000 $.
En ce qui concerne le secteur de jeux et de sports, on poursuit l'aménagement de l'aire de jeux pour enfants (2 à 5 ans et 6 à 12ans) entrepris l'an dernier. Un appel d'offres a été lancé la semaine dernière pour le choix d'un entrepreneur. Les travaux évalués à 700 000 $ devraient être complétés avant le début de l'été. Par ailleurs, selon le plan, le volley-ball de plage sera agrandi tandis que les terrains de bocce et de pétanque seront relocalisés. De plus, la construction d'un terrain de soccer avec surface synthétique au coût de 1,6 million de dollars sera amorcée à l'automne prochain et complétée au printemps 2009. Aussi, selon le plan directeur, la patinoire permanente sera réaménagée et une aire pavée multifonctionnelle sera aménagée. Le stationnement sera quant à lui aménagé et verdi.
Un plan bien accueilli
Le plan a été bien accueilli. «On salue l'arrivée d'un terrain synthétique. C'est un besoin criant», a commenté le directeur général de l'Association régionale de soccer Concordia, Stéphane Clémentoni.
La Coalition des amis du parc Jarry, qui avait déposé un mémoire étoffé lors des consultations publiques, a aussi réagi favorablement, retrouvant dans le plan plusieurs de ses recommandations.
Applaudissant le document et les projets à venir, le président de l'organisme, François Touchette, n'a pas manqué de formuler d'autres propositions. «C'est le seul grand parc urbain qui n'est pas rattaché à une piste cyclable», a-t-il souligné. Il a également pointé du doigt l'aire d'exercice pour chiens, suggérant l'installation d'une gloriette pour fournir un peu d'ombre aux propriétaires, ce que les arbres, durement éprouvés, ne sont pas en mesure de faire. «Le pipi de chien a fait des ravages», a-t-il constaté. Une situation similaire à celle que l'on peut observer au parc Lafontaine, a noté Mario Masson. «Il y a une utilisation intensive. Les arbres ne réussissent pas à survivre à ces "conditions" particulières», a-t-il confirmé. On regardera ce qui peut être fait quand on procédera à l'aménagement de l'aire de pique-nique et de la butte de glissade, a-t-il dit, ajoutant toutefois «qu'un abri ou une plantation d'arbres n'est peut-être pas pour demain matin».
(Photo : Jacques Pharand)