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Stéphanie Laliberté : passion jazz

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 15:01
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Stéphanie Laliberté : passion jazz
Les amateurs de jazz ont rendez-vous avec Stéphanie Laliberté au Upstrairs, le 22 avril, pour le lancement de son premier disque. (Photo : Jacques Pharand)
Stéphanie Laliberté : passion jazz
Nous sommes en 2000. Depuis quelques années, le jazz vocal connaît un regain de popularité. Merci à Diana Krall. Cette année-là, Joni Mitchell se fait plaisir et lance Both Sides Now, un disque sur lequel on retrouve des standards tels You're My Thrill, Comes Love et You've Changed. Ce n'est pas la première fois qu'elle se frotte au genre. Pendant les années 1970, elle a collaboré avec les Mingus, Herbie Hancock, Jaco Pastorius. En entrevue, un journaliste demande à Mitchell si, avec ce disque, elle ne profite pas de ce regain de popularité pour sauter dans le train. Sauter dans le train ?!?, lance une Joni Mitchell estomaquée. Un train ? Plutôt un âne, rappelle-t-elle gentiment à l'intervieweur. Le jazz représente une infime partie des ventes de disques. Des miettes. Même pas 5 %. Le jazz, ce n'est pas une affaire de dollars. Ceux qui le jouent, qui le chantent le font par amour, par passion. Parlez-en à Stéphanie Laliberté.

Avec sa formation classique, la jeune femme peut vous interpréter un air de Puccini. Ces temps-ci, on peut l'entendre comme choriste avec une formation qui rend hommage au groupe Pink Floyd. Une chanteuse pour le moins versatile. Mais pour son premier disque éponyme, c'est dans le jazz qu'elle a plongé. «Je me sens dans mes pantoufles quand je chante du jazz», avoue cette diplômée de l’Université McGill, qui a étudié auprès de Ranee Lee.

Le disque, qu'elle a coproduit avec la maison Elephant Records, renferme des standards signés Gershwin, Kern, Porter, Monk. Stéphanie Laliberté nous propose ses versions de I Love You Porgy, The Way You Look Tonight et Round Midnight, «le premier standard que j'ai appris», se souvient-elle.

La résidante de Villeray se paie également un saut dans le répertoire jazz francophone avec Moi je suis là, de Michel Legrand – un swing irrésistible –, et La Noyée, de Gainsbourg. Pour Stéphanie Laliberté, glisser des pièces en français allait de soi. «C'est ma langue. J'adore chanter en français», dit-elle.

La chanteuse est superbement accompagnée de Geoff Lapp au piano, Paul Jonhston à la contrebasse et Dave Laing à la batterie, un trio avec lequel elle travaille depuis quatre ans. Elle a par ailleurs confié l’orchestration d’un quatuor à cordes à David Martin pour les pièces You Must Believe In Spring, de Legrand, et So In Love, de Cole Porter. Un pur délice.

Elle fait siennes les douze chansons du disque, se les approprie en y laissant son empreinte toute personnelle. C'est d'ailleurs la beauté du jazz, dont l'improvisation constitue un des piliers. «Il y a beaucoup de liberté dans l'interprétation», apprécie la chanteuse native de Québec. «C'est important de le faire à sa manière.» Et elle le fait à sa manière. Parfaitement réussi.
Les amateurs sont invités au lancement du disque qui aura lieu le 22 avril au Upstairs (1254, McKay) dans le cadre d'un 5 à 7. Stéphanie Laliberté donnera par la suite un spectacle à compter de 20h30. Le 30 avril, elle montera sur la scène de la maison de la culture Marie-Uguay. Information au 514 872-2044.

(Photo : Jacques Pharand)

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Johane Bergeron

Commentaire mis en ligne le 19 avril 2008
Stéphanie Laliberté me semble LA voix du jazz chanté à connaitre et à écouter évoluer au cours des prochaines années. L'entendre et la voir nous permet d'aller à la rencontre d'une interprétation sensée des mots et d'apprécier une couleur vocale riche en nuances. Sa capacité à se renouveler dans chacune des pièces qu'elle nous offre est étonnante.
Johane B.

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