Ramon Ponce a été honoré dans la catégorie «Personne œuvrant dans le domaine de la francisation des immigrants» lors du Grand gala des Mérites du français. (Photo: Jacques Pharand)
Hommage à un apôtre du français
Pour s'être illustré par ses réalisations, son engagement et la mise en place de ressources et d’activités dans le domaine de la francisation des immigrants, l'organisateur communautaire et coordonnateur du Projet Villeray dans l'Est, Ramon Ponce, a été honoré lors du Grand gala des Mérites du français.
Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec a remis cinq prix «Francisation des nouveaux immigrants» à l’occasion du 12e Grand gala des Mérites du français, le 19 mars.
On a souligné l'engagement de trois personnes, un organisme et une entreprise à l’égard des nouveaux arrivants.
M. Ponce a été honoré dans la catégorie «Personne œuvrant dans le domaine de la francisation des immigrants». Il est lauréat ex-æquo avec Mustapha Kachani, fondateur du Centre d’intégration multi-services de l’Ouest-de-l’Île.
«J'ai reçu ce prix au nom de tout le monde», a commenté M. Ponce, qui n'a pas manqué de souligner que l'action en francisation menée par le Projet Villeray dans l'Est n'aurait pas été possible sans le travail de plusieurs bénévoles et la collaboration d'organismes du quartier. Ça démontre que «tous ensemble, nous pouvons faire de belles choses», a indiqué Ramon Ponce.
Travaillant au développement d’activités et de services dans l'est du quartier, le Projet Villeray dans l'Est a identifié dès le départ des besoins en francisation alors qu’une forte proportion de la population est issue de l'immigration et n'a aucune connaissance en français.
Avec très peu de moyens, Ramon Ponce et des animateurs bénévoles ont mis sur pied un premier atelier de francisation en juillet 2006. Ce cours de base, auquel ont pris part une trentaine de personnes, visait à outiller les participants afin qu'ils puissent se débrouiller dans la vie de tous les jours.
On a enchaîné avec d'autres cours. L'initiative a permis de démontrer clairement au gouvernement du Québec le besoin pour des cours de francisation dans le quartier.
«M. Ponce croit fermement en la francisation des nouveaux arrivants et grâce à sa détermination, cette belle aventure se poursuit encore aujourd’hui en partenariat avec le MICC», a-t-on souligné en lui remettant son prix.
Depuis le début, autour de 150 personnes ont pris part aux ateliers, signale celui qui a déjà déclaré que franciser les nouveaux arrivants, «c'est le minimum pour l'intégration sociale.»
«Je n'ai pas fait ce travail pour recevoir un prix, mais je prends ça très positivement, a confié Ramon Ponce. Je l'ai fait pour faire changer les choses.»