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Aux petits soins pour St-Vincent-Ferrier depuis 50 ans

par Audrey Bourget
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Article mis en ligne le 1 mars 2008 à 15:00
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Aux petits soins pour St-Vincent-Ferrier depuis 50 ans
Guy Pelletier : «Ça fait longtemps que je fais dans l'écologie moi. Je recycle depuis plusieurs années, avant que ce soit bien répandu». (Photo: Jacques Pharand)
Aux petits soins pour St-Vincent-Ferrier depuis 50 ans
Du toit au sous-sol en passant par la nef, il est assurément celui qui connaît le mieux tous les petits recoins de l’église Saint-Vincent-Ferrier. Cette église, Guy Pelletier la répare et la pare de ses plus beaux atours depuis 50 ans.
Les banderoles colorées accrochées au plafond, les immenses étoiles suspendues et les crèches, différentes à chaque année, c’est lui qui a passé des heures, voire des jours, à les fabriquer, puis les installer.

La piqûre pour la décoration, il l’a eue à 11 ans alors qu'il s'impliquait au centre des loisirs situé au sous-sol de l'église.

«Je me suis habitué à travailler avec quasiment rien, des bouts de papier, des bouts de tissus. On faisait nos décors avec ça. Tout des affaires qui étaient recyclées ou qui nous étaient données», dit M. Pelletier. Il achète des pièces neuves lorsque c'est nécessaire, mais il privilégie la réutilisation et le recyclage. «Ça fait longtemps que je fais dans l'écologie moi. Je recycle depuis plusieurs années, avant que ce soit bien répandu», se targue-t-il, tout sourire.

La décoration, c'est son dada. Il a passé quatre jours à couper de petites lanières de tulle et les épingler aux ailes de l'ange qui contenait la crèche de Noël dernier.

Marc Rivest, curé de la paroisse depuis 2002, qualifie Guy Pelletier d'artiste ayant beaucoup de talents et apprécie son dévouement et implication dans la paroisse. Pelletier s'occupe des finances de la paroisse en tant que marguillier depuis 1986. Même s'il considère qu'amasser de l'argent pour l'église est moins facile aujourd'hui, il réussit le pari. En plus de la quête du dimanche, il participe aux soirées spaghetti, bazars et à la location du presbytère et du sous-sol de l'église.

Mais ce n’est pas tout. «Rester à rien faire, je ne suis pas capable. Pour bouger, je bouge!», s’exclame l’homme de 60 ans. Étant retraité, il ne se contente pas d’être marguillier et décorateur, il s’occupe aussi des bâtiments et réparations à l’église Saint-Vincent-Ferrier, donne des cours de peinture, fait du ménage dans une garderie trois soirs par semaine et a peint une immense murale dans une école du quartier. Avant de prendre sa retraite, il a travaillé 28 ans pour Coca-Cola et a été couvreur.

Un horaire aussi chargé en épuiserait plus d’un, mais Guy Pelletier dit que travailler à l’église est un délassement et que tant que Dieu lui donnera la santé, il va continuer. Le silence et le travail solitaire à l’église lui plaisent beaucoup. «Je suis une balance et les balances aiment travailler seules. Ce que les autres font, ils le font bien, mais ce n’est pas à notre goût», dit-il en riant.

C’est d’ailleurs lui-même qui a complètement rénové la maison de l'avenue De Gaspé qu’il habite depuis 56 ans. «Un peu d’ouvrage ici et un peu d’ouvrage là. Ça passe les journées et ainsi, on n’a rien à se reprocher dans une journée. Quand je me couche le soir, je dors» affirme Guy Pelletier, rieur.

(Photo: Jacques Pharand)

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