Près de 4500 avis pour infractions diverses au Règlement sur la salubrité et l'entretien des logements ont été émis par la Ville de Montréal au propriétaire des huit immeubles situés du côté ouest de l'avenue Christophe-Colomb entre Jarry et Crémazie. (Photo: Jacques Pharand)
4500 avis d'infraction au Règlement sur la salubrité
Présence de vermine, infiltration d’eau, problèmes de moisissure, près de 4500 avis pour infractions diverses au Règlement sur la salubrité et l'entretien des logements ont été émis par la Ville de Montréal au propriétaire des huit immeubles situés du côté ouest de l'avenue Christophe-Colomb entre Jarry et Crémazie.
Ça fait plusieurs années que le propriétaire de ces immeubles est dans la mire des autorités de l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension. Les employés municipaux y sont intervenus à plusieurs reprises au cours des dernières années. Les bâtiments «exigent des corrections substantielles», indique Benoît Lacroix, directeur de la Direction de l’aménagement urbain et des services aux entreprises.
Rappelons que dans le cadre de son plan d’action pour l’amélioration de la salubrité des logements, la ville centre a mis sur pied une équipe de huit personnes dont le travail consiste à mener des inspections systématiques d’immeubles réputés insalubres et de veiller au suivi des constats d’infraction qui sont émis ainsi qu’à l’acheminement rapide des dossiers de cour.
Les immeubles de l'avenue Christophe-Colomb comptent parmi les premiers qui ont été ciblés par l’équipe d'inspecteurs. En novembre dernier, ils ont visité tous les logements pour relever les infractions à la réglementation. Ils n’ont pas économisé l’encre, émettant pas loin de 4500 avis d’infraction. On parle d’une amende de 100 $ rattachée à chacun des avis, mentionne la mairesse de l'arrondissement, Anie Samson. À partir du moment où il reçoit un avis, le propriétaire a 30 jours pour apporter les correctifs, précise-t-elle. Sinon, c’est le constat d’infraction en bonne et due forme. Si le propriétaire conteste, le dossier est référé à la Cour municipale. Dans le cas des immeubles de l’avenue Christophe-Colomb, la fin de ce délai de 30 jours approche.