Est-ce que Villeray est malade ?
Depuis un certain temps, on assiste à une multiplication de pharmacies dans le quartier Villeray. Ainsi dans le secteur compris entre Jean-Talon-Crémazie et Saint-Hubert-Saint-Laurent, c'est pas moins de 7 pharmacies dans moins de 2 kilomètres carrés. Il est vrai qu'avec l'arrivée de trois résidences pour personnes âgées (les résidences d'Youville, 206 appartements, le jardin du parc Jarry, 176 autres appartements, et la résidence Alfredo-Gagliardi, 95 logements), certaines grandes chaînes doivent se frotter les mains et saliver très très fort en voyant le pactole que constituent trop souvent les personnes âgées comme clientèle captive (moins d'énergie pour se déplacer, problèmes de santé, etc.) qui aiment un service personnalisé et souvent à la porte.
On peut certes applaudir au fait que des résidences pour personnes âgées voient le jour dans le quartier, mais il y a un bémol lorsque l'on sait que déjà une chaîne de pharmacies s'est installée dans le bâtiment coin Saint-Denis-Jean-Talon donc tout près d'une de ses résidences et qu'une autre grande chaîne de pharmacies comme par hasard s'est installée au coin du parc Jarry. Il est vrai que cette pharmacie s'est installée six mois avant la résidence sauf que le constructeur de cette résidence, c'est ce qu'il m'a dit, avait déjà manifesté auparavant son idée de voir une résidence pour personnes âgé(e)s. En somme, les dés étaient pipés d'avance!
C'est quand même assez symptomatique que ce phénomène dans Villeray qu'à chaque fois qu'apparaît une résidence pour personnes âgées, on voit comme par enchantement une pharmacie qui s'installe tout près avant ou après. À quand celle d'Youville?
On est en droit de se demander à juste titre que font nos élu(e)s municipaux face à cette multiplication de pharmacies.
Personnellement, j'ai posé la question à Mme la mairesse Anie Samson qui, fort gentiment au demeurant, m'a répondu que l'on ne peut empêcher la «libre entreprise» de s'installer où elle veut. Et que l'on n'arrête pas le progrès?
Justement, je me pose la question du type et de la nature de ce progrès. Est-ce pour Villeray d'attirer ces grosses bannières de pharmacies. N'y a-t-il pas une autre façon de penser Villeray en lui donnant justement une orientation pour la «libre entreprise» afin d'attirer des emplois plus valables que le salaire minimum dont sont tributaires la plupart de ces grandes chaînes pour leur employé(e) mentionné pompeusement aussi comme associé(e) pour faire correct. Il ne faut pas oublier que l'arrondissement, selon les données de 2006, demeure celui le plus pauvre pas seulement à Montréal, mais aussi au Québec et au Canada. Stimuler économiquement Villeray, c'est arrêter l'éternelle roue d'emplois à petits salaires pour que Villeray se place sur la carte avec des projets plus novateurs que des pharmacies. Je pense spécialement au secteur fort prometteur de la nanotechnologie puisque Villeray a un parc industriel le permettant, des facilités de transport et d'accès routiers, ferroviaires et aériens et un futur hôtel (c'est un bon coup de la présente administration municipale) plus qu'intéressant. Selon moi, Villeray mérite mieux que d'être malade : il faut le faire passer de patient à actif!
François Touchette, citoyen électoral de Parc-Extension et demeurant dans Villeray
Robert Jourdain
Commentaire mis en ligne le 9 novembre 2008Je ne vois pas ce qu il y a de ne/gatif a avoir plusieurs pharmacies dans Villeray. Posez vous aussi la question pourquoi il n y a pas plus de boutiques de fournitures pour les be/be/s ou des boutiques de robes de maternite/