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Faire connaissance

Article mis en ligne le 3 janvier 2008 à 14:00
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Faire connaissance
Le rickshaw est à Dhaka ce que le métro est à Montréal. Bien que peu coûteux, il faut se cramponner solidement pour faire les courses. 2b
Faire connaissance
Après deux jours dans les airs, trois vols et cinq aéroports, nous arrivons à Dhaka. Premier contact avec les Bangladais : les douanes. Chose certaine, la proximité ne gêne pas les habitants de ce pays. Les files d’attente ont quatre ou cinq personnes de large qui tentent toutes de tirer leur épingle du jeu. Le douanier, quant à lui, ne comprend strictement rien de ce qu’on lui raconte. C’est peut-être une bonne chose, il estampille le tout sans broncher.
Un chauffeur nous attend. Ici, on roule à gauche à travers les baby-taxis (sortes de cage à poules roulantes) les rickshaws et les mendiants sans chaussures. La ville est sale, les gens font à dîner sur la route et lavent leurs vêtements à proximité des pêcheurs. Les arbres sont grandioses, les enfants tout sourire et les femmes resplendissantes dans leurs saris.

Nous sommes donc à Dhaka pour quatre jours. Nous visiterons ensuite la ville de Bagerhat, plus au sud, où les organisations non-gouvernementales (ONG) ont mobilisé leurs forces pour venir en aide aux sinistrés du cyclone. Le 15 novembre dernier, Sidr a frappé la côte du Bangladesh emportant 3500 personnes et jettant à la rue des centaines de milliers d’autres.

Ce sont donc quatre jours d’adaptation qui commencent. La première journée, ne sera que l’occasion de rencontrer nos partenaires de projet et de récupérer un peu. Le lendemain, les effets du décalage horaire se font toujours sentir. On apprend à connaître les lieux qui nous entourent et les gens qui nous accueillent. On se familiarise avec le filet à moustique au-dessus du lit : malaria oblige. Dans la salle de bain, pas de douche, seule une chaudière sur la céramique assurera notre hygiène.

Notre première sortie à pied dans les rues de Dhaka a lieu la troisième journée. Ici, impossible de passer inapercu. Dans le petit parc non loin de notre chambre, tous se retournent pour voir les deux spécimens blancs. À peine sortis, les enfants suivent en demandant « fifty cents ». Une vieille dame explique en Bengali qu’elle n’a pas d’argent pour envoyer sa petite à la maternelle en janvier.

Plus loin, les habitants du quartier nous sourient et viennent à nous. « Bedeshil », « foreigner ». De quel pays ? Êtes-vous mariés ? Prenez-nous en photo ! Des attroupements se forment lorsque le petit oiseau est sur le point de sortir.

Une balade en rickshaw. Le jeune homme nous dévoile les secrets de sa ville. Lorsque vient le temps de payer, impossible de se comprendre. Le cuisinier traduit la conversation et sermonne le jeune homme : il essaie de nous rouler. Sans le savoir, nous lui donnons une semaine de salaire.

Nous apprenons à connaître les autres locataires de la maison où nous logeons. Vasuki est sri lankaise, Emma et Carly viennent d’Australie et Lizzy du Royaume-Uni. Elles nous donnent des bonnes adresses pour s’habiller à la mode d’ici. Direction Metro Plaza. Pourquoi un centre d’achat s’appelle Metro ? Aucune idée. Il n’y a pourtant pas d’épicerie du même nom ni de sous-terrain...

Quelques emplettes et il faut déjà plier bagage. Bien avisés par l’ONG, avec laquelle nous passerons une bonne partie de ce périple, nous emmenons des vêtements chauds et de l’argent liquide. Bagerhat nous attend, mais on ne sait trop ce qui nous y attend.
Pour en savoir plus : bangladeshclimat.blogue.ca
par Claude Bouchard et Étienne Laberge

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