Ty à son arrivée.
(Photo: courtoisie)
La grande famille Katimavik
Yetayale Teckle, 20 ans, Edmonton, Alberta
Bonjour, je m’appelle Yetayale. Je viens d’Edmonton en Alberta et j’ai 20 ans. Avant le programme, je me posais beaucoup de questions sur ce que je voulais faire plus tard. En Alberta, j’allais à l’Université. Cependant, je ne sentais pas que j’étais dans le bon programme.
Tout bascula lors d’une de mes nombreuses rencontres dans le café où je travaillais. Un jeune homme m’a parlé en long et en large de Katimavik. J’ai beaucoup apprécié les nombreuses heures de bénévolat à faire et l’idée d’en faire intensivement durant 9 mois m’allumait même si ça m’intimidait quelque peu. Toutefois, le fait que j’allais découvrir le Canada a fait disparaître mes craintes très rapidement. Il était venu le temps pour moi de tenter ma chance dans l’aventure Katimavik.
À ma grande déception, je n’ai pas été accepté au départ. Ce n’est pas ça qui allait me décourager. Au moment où je commençais à regarder pour faire du bénévolat à Edmonton et les cours que j’allais suivre à l’Université, j’ai reçu un appel : «Une place dans la maison Katimavik à Montréal est disponible, voulez-vous la prendre?», m’a demandé une employée de Katimavik. Sans hésiter une seconde, je lui ai dit que je la prenais.
J’ai préparé mes sacs et fais mes «au revoir». Tout allait si vite. Avant que je ne m’en rende compte, j’étais déjà rendu à Montréal. Peu après mon arrivée à l’aéroport, j’ai réalisé que la culture était très différente. Par exemple, lorsque j’ai voulu acheter une bouteille d’eau. Ça m’a pris une dizaine de minutes. Mon français me causait problème et j’étais content de débuter les cours rapidement.
Malgré mon arrivée tardive dans le groupe, les onze personnes dans la maison Katimavik m’ont accueilli chaleureusement et il a fallu très peu de temps avant que je les considère comme des amis. Je ne peux cacher qu’il y eut quelques conflits, mais comme dans une famille, on a su les mettre de côté. De plus, je ne réalisais pas encore au départ que ces compagnons ne représentaient qu’une petite partie de la grande famille à laquelle j’allais faire partie.
Toute maison Katimavik fait partie d’un groupe avec deux autres maisons. Ces groupes sont formés selon les régions. Il a été tellement agréable et enrichissant de rencontrer tous ces autres participants. Après, je me suis inscrit dans le groupe Katimavik sur «Facebook». J’ai donc pu entrer en contact avec la grande famille Katimavik. Cela m’a permis de tisser des liens avec d’anciens, futurs et actuels participants à travers le Canada.
Récemment, un autre groupe de Katimavik est venu à notre maison et y a passé la nuit. Je réalise de plus en plus l’ampleur de la famille Katimavik. La relation d’amitié avec les autres participants était très forte. Tout le monde mettait la main à la pâte pour s’entraider les uns les autres. Les gens qui me connaissent sauront que cet article est un exemple de cette entraide à Katimavik. Grâce aux liens d’amitiés tissés durant mon périple à Montréal, j’ai grandement amélioré mon français.
(Photo: courtoisie)
(Photo: courtoisie)
(Photo: courtoisie)