Les centres communautaires de loisirs portent leur message à Québec
Ils réclament une hausse de leur financement
Les centres communautaires de loisir du Québec réclament un rehaussement et une indexation annuelle de leur financement récurrent. Ils ont porté leur message à Québec. Bonne nouvelle: la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, s'est engagée à rencontrer leurs représentants, le 29 novembre, pour une session de travail sur la question.
Le 18 octobre, en plein cœur de la Semaine québécoise des centres communautaires de loisir, plusieurs centaines de représentants des centres – employés, membres, bénévoles – étaient sur la colline parlementaire pour rappeler au gouvernement leur précarité financière.
Cette journée de visibilité s'inscrivait dans les moyens de sensibilisation mis en place par les centres depuis l'automne 2006. La Fédération québécoise des centres communautaires de loisir (FQCCL), qui regroupe 83 centres dont le Patro Le Prevost et le Centre de loisirs communautaire Lajeunesse, revendique un financement supplémentaire de 2,3 millions de dollars pour assurer le maintien de l'accessibilité aux activités.
Le Patro reçoit annuellement du gouvernement du Québec un montant de 84 000 $ sur un budget total de 2,6 millions $. Cette somme n'a pas augmenté depuis plus d'une dizaine d'années. De son côté, le centre Lajeunesse ne reçoit aucun montant.
La précarité financière a des impacts : problème de rétention du personnel en raison de bas salaires, maintien d’une programmation et de services accessibles à tous, etc.
Symboliquement, lors de leur manifestation au parlement, les centres ont créé le Parti du Loisir du Québec, un mouvement visant à remettre le loisir au coeur des priorités gouvernementales.