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Le MÉMO est fin prêt pour les élections scolaires

Kenneth George, Tomas Arbieto et Dominique Cousineau

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 29 septembre 2007 à 12:00
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Le MÉMO est fin prêt pour les élections scolaires
La présidente de la Commission scolaire de Montréal et présidente du MÉMO, Diane De Courcy, et les candidats du parti dans Villeray : Dominique Cousineau, Kenneth George et Tomas Arbieto. (Photo: Jacques Pharand)
Le MÉMO est fin prêt pour les élections scolaires
Kenneth George, Tomas Arbieto et Dominique Cousineau
Le scénario de 2003 se répétera-t-il dans Villeray alors que les candidats du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) avaient raflé les trois sièges du quartier ? Mercredi dernier, au moment où le Progrès Villeray les a rencontrés, Kenneth George, Tomas Arbieto et Dominique Cousineau étaient seuls en lice. La période de mise en candidature prend fin aujourd’hui, dimanche 30 septembre. Si aucun autre candidat ne se manifeste, ils seront élus par acclamation.
C’est année d’élections à la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Les citoyens seront appelés aux urnes le 4 novembre prochain.

Commissaire depuis 1990, Kenneth George tente de se faire réélire pour une cinquième fois dans Villeray - Petite-Patrie.

Si plusieurs dossiers retiennent son attention, M. George indique avoir une sensibilité particulière à l’égard du décrochage scolaire, surtout chez les garçons qui sont plus nombreux à tourner le dos à l’école. Son objectif : «Que les gars restent à l’école jusqu’à la diplomation».

Les avenues pour atteindre ce but peuvent être diverses. Kenneth George évoque à titre d’exemple la salle de musculation de l’école secondaire Georges-Vanier où les étudiants qui la fréquentent trouvent un encadrement et une stimulation qui donnent des résultats positifs. «Ça force les jeunes à réussir», constate M. George.

En matière de lutte au décrochage, «l’école est capable de faire encore plus, estime-t-il. Ce n’est pas vrai que l’école produit des décrocheurs et que le milieu communautaire les ramasse. L’école est capable de faire un pas de plus».

La présidente de la CSDM et présidente du MÉMO, Diane De Courcy, croit que plusieurs pistes peuvent être explorées pour prévenir le décrochage : suivi des élèves tout au long de leurs études primaires et secondaires, jumelage, parrainage, etc.
Intégration
Élu pour une première fois il y a quatre ans dans Saint-Michel Sud, Tomas Arbieto brigue de nouveau les suffrages dans cette circonscription.
Également sensible au décrochage, M. Arbieto se dit préoccupé par l’intégration des immigrants. «Je crois que l’école peut jouer un rôle significatif dans l’intégration des communautés culturelles à la vie québécoise», dit-il.

La CSDM s’est dotée d’une politique interculturelle, rappelle-t-il. Un pas dans la bonne direction, considère le candidat, «mais il y a encore beaucoup de choses à faire».

Pour lui, l’information constitue un outil indispensable à l’intégration. «Je me rends compte que les gens ont besoin de beaucoup d’information, explique-t-il. Il y a plusieurs services offerts par la CSDM, mais les gens ne les connaissent pas.»

Sans compter le fait que la langue peut s’avérer une barrière. «Il faut que l’on soit compris par les parents», c’est parfois aussi basique que ça, indique Diane De Courcy. Mais cela, précise-t-elle, «sans perdre de vue que la CSDM est la plus grande commission scolaire française du Québec et que nous sommes là pour assurer la francisation».
Une nouvelle venue
Le commissaire sortant, Guillaume Vaillancourt, ayant décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat, le MÉMO mise sur une nouvelle venue dans Parc-Extension – Villeray, Dominique Cousineau.
Il s’agit d’une première expérience pour la professeure de musique mère de deux enfants d’âge scolaire.

La jeune femme est enthousiaste et pleine de confiance. «J’ai hâte d’être en place. D’être à l’écoute des gens», lance-t-elle.

Beaucoup de pain sur la planche dans cette circonscription : la sauvegarde des dîners à 50 cents pour les enfants de familles moins nanties, l’accroissement de l’offre de cours de francisation pour les parents issus des communautés culturelles, la poursuite de la revitalisation des cours d’école, etc.

Accroître le nombre d’activités parascolaires en misant sur les arts et la musique constitue une priorité pour Mme Cousineau. Si elle est élue, la candidate entend «recenser ce qui se fait dans les écoles et étendre les activités au plus grand nombre d’écoles possible».

Au fil des réformes, les arts ont été passablement évacués du programme d’enseignement. «Les arts ont été négligés», constate effectivement la présidente du MÉMO.

Le faible taux de participation aux élections scolaires ne refroidit pas l’enthousiasme de Dominique Cousineau. Au scrutin de 2003, ce taux était de 2,94% dans la circonscription. À peine 1000 électeurs s’étaient déplacés. La candidate croit à la nécessité pour les citoyens de s’impliquer dans les instances publiques. «J’’ai toujours voté aux élections scolaires depuis que j’ai l’âge de voter, dit-elle. On peut se désoler du taux de participation, mais des décisions sont prises à la commission scolaire et il faut s’impliquer.»

(Photo: Jacques Pharand)

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