Une dizaine de jeunes venant de différents coins du pays.
(Photo: Courtoisie)
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Un groupe de Katimavik dans le quartier
Une maison comme une autre sur la rue Guizot. Mais depuis le 5 septembre, une dizaine de jeunes venant de différents coins du pays y vivent une aventure emballante. Demeurant sous un même toit, ils ont décidé de s'éloigner de papa et maman pendant neuf fois afin de participer au programme Katimavik.
Katimavik signifie «lieu de rencontre» en inuktitut. Depuis deux ans, Villeray constitue un de ces lieux de rencontre. On en compte une vingtaine dans la province.
Le programme national de volontariat communautaire est destiné aux jeunes âgés de 17 à 21 ans qui désirent découvrir la diversité du Canada au cours d’un séjour gratuit de 9 mois dans 3 provinces. Les participants s'engagent dans la communauté, reçoivent des formations, ont l'occasion de goûter à la vie de groupe.
La maison de la rue Guizot accueille présentement des jeunes qui viennent de différentes régions du Québec, d'Ontario, de Saskatchewan, de Nouvelle-Écosse et de Colombie-Britanique. Le groupe est à Montréal jusqu'au 5 novembre. Il prendra ensuite la direction de Stonewall au Manitoba. Enfin, il vivra pendant trois mois au rythme de la ville d'Ingersoll en Ontario. À leur départ, c'est un groupe venu d'une autre province qui déposera ses valises dans la maison de la rue Guizot.
Un des grands objectifs du programme est de permettre aux participants de développer leurs compétences en leadership, explique Marie-Ève Carrière, l'agente de projet responsable des groupes qui passeront à Montréal. Ils ont l'occasion de développer leur autonomie et des compétences qui leur seront utiles pour accéder éventuellement au marché du travail, ajoute celle qui habite dans la maison avec les jeunes.
C'est ce qu'espèrent Laurie Plourde, 17 ans, de Alma, et Cory McLeod, 18 ans, de Dartmouth, Nouvelle-Écosse, deux des membres du groupe.
Acceptée au cégep de Jonquière en intégration multimédia, Laurie a plutôt décidé de mettre les études entre parenthèses pour s'offrir l'expérience unique de Katimavik. «J'ai la chance de le vivre», s'enthousiasme-t-elle. Katimavik, ça passe une fois. Le cégep sera encore là l'an prochain. L'adolescente y voit une bonne occasion d'apprendre l'anglais, d'être plus autonome. «C'est bon pour le cv», glisse-t-elle.
«C'est un bon congé pour penser à ce que je pourrais faire», confie Cory, à la veille de faire le saut à l'université. «J'ai décidé de participer pour me découvrir un peu plus moi-même. Pour l'expérience, pour améliorer mon français, pour l'expérience de travail, pour explorer de nouveaux endroits et pour… le fun !», lance celui qui, quand on lui demande ce qu'il envisage comme études, évoque un intérêt marqué pour les arts visuels et la musique.
Travail bénévole
Un gros morceau de Katimavik, c'est le support bénévole que les jeunes apportent à des organismes à but non lucratif en y travaillant 35 heures par semaine, explique Marie-Ève Carrière.
Laurie, qui a déjà une expérience en restauration, travaillera dans une friperie du nord de l'île. Pour Cory, son boulot au sein d'un organisme du quartier Hochelaga-Maisonneuve qui œuvre à l'intégration de personnes ayant un handicap physique constituera une première expérience de travail.
D'autres jeunes s’impliqueront notamment avec Jeunesse J’écoute, La Relance Jeunes et famille, La Maisonnette des parents et le CRAC dans le quartier Rosemont.
Contribuer à la communauté
Avec leur travail et les formations, les jours de semaine sont bien remplis pour les jeunes. Et s'ils se réservent des périodes de loisirs, il leur reste néanmoins du temps les soirs et la fin de semaine pour apporter leur contribution à la communauté d'une autre façon, souligne Marie-Ève Carrière.
Les organismes à but non lucratif qui ont des besoins en matière de bénévolat peuvent en effet faire appel à leurs services. Mais pas question de s'adjoindre les services de seulement deux, trois ou quatre jeunes. Quand, ils sortent, c'est tout le groupe ou rien, mentionne Marie-Ève Carrière. Les organismes intéressés peuvent appeler au 514 504-8493.
On lance aussi un appel aux familles pour le volet «Découverte culturelle» qui aura lieu du 26 octobre au 9 novembre. Il s'agit pour les jeunes de «prendre une pause de la vie de groupe» durant cette période en étant accueillis dans des familles du quartier, indique Mme Carrière. Les familles qui veulent accueillir un jeune peuvent avoir plus d'information au 514 504-8493.
Les suivre sur internet
Il sera possible de suivre les aventures des jeunes par le biais du site internet du
Progrès Villeray à
www.leprogresvilleray.com. Sous l'onglet «Katimavik», on pourra lire régulièrement au cours des prochains mois des textes écrits par les participants, qui relateront leurs expériences.
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(Photo: Courtoisie)03A1N4-VI
CRAC De la PetitePatrie
Commentaire mis en ligne le 24 septembre 2007Il devrait se lire les groupes communautaires : La Masionnette des parents et le Centre de ressources et d'action communautaire (CRAC) sont dans le Quartier de la Petite-Patrie.