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LE VÉLO BUREAU PREND DE LA VITESSE

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 16 août 2007 à 9:00
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LE VÉLO BUREAU PREND DE LA VITESSE
Julie David aime emprunter un vélo sur son lieu de travail pour se balader en ville durant son heure de dîner. (Photo:Éric Carrière)
LE VÉLO BUREAU PREND DE LA VITESSE
Cravate au vent, la mallette bien accrochée au porte-bagages, un gestionnaire pédale vers sa prochaine réunion. Une image de plus en plus répandue au centre-ville. Alternative au taxi et au billet de stationnement, le vélo libre-service a déjà conquis plusieurs édifices à bureaux.
Qu'ont en commun Bell, CGI, Gaz Métro ou encore la SITQ, mis à part d'être des entreprises employant des milliers de travailleurs ? Elles font partie des 15 compagnies et institutions qui offrent des vélos en libre-service à leurs employés. Mis sur pied par Voyagez Fûté, le service Accès Vélo en est à son cinquième été d'activité. Il gère une flotte de 126 vélos, traditionnels et électriques, répartis dans 24 édifices. En 2006, 3 053 déplacements en libre-service ont été réalisés grâce à ce programme.

«Outre l'utilisation en augmentation, on constate que de plus en plus de gens utilisent leur propre vélo pour leurs trajets durant leurs heures de travail. Cela a un effet d'entraînement. Plus les gens utilisent le service, plus ils se rendent compte que ce n'est pas difficile. L'expérience est positive, donc l'utilisation personnelle du vélo augmente en parallèle», explique Bernadette Brun, directrice de Voyagez Fûté.

La distance moyenne parcourue en vélos libre-service est de 3 km. Le service, entièrement gratuit, est offert par les entreprises pendant les heures d’affaires. Cependant, on remarque que les déplacements sont concentrés sur l’heure du midi. Les vélos sont utilisés par 13 % des utilisateurs à des fins professionnelles et pour plus de 80 % pour des déplacements personnels.
Responsabilité sociale
«C'est l'occasion pour une entreprise de développer une belle image de marque. En plus d’être populaire, le programme encourage la pratique d’un mode de transport actif et non polluant», déclare Mme Brun.
Des arguments qui ont séduit les gestionnaires de la SITQ (Société immobilière Trans-Québec). Le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec administre plusieurs immeubles au centre-ville. «La responsabilité sociale est une de nos valeurs, nous sommes toujours ouverts à de nouvelles initiatives vertes», explique Amélie Plante conseillère principale, communications et affaires publiques à la SITQ.

La société a adhéré en 2005 au programme. Elle met 34 vélos à la disposition de ses employés sur 7 sites d'emprunt. «Nos immeubles sont très proches les uns des autres. Au lieu de se déplacer à pied pour une réunion, nos employés peuvent le faire à vélo. C'est plus rapide.»

Le fonctionnement est très simple. Voyagez Fûté fournit les vélos et l'entretien. L'entreprise s'assure de promouvoir l'utilisation du service auprès de son personnel et gère la logistique. Pour emprunter, l'employé doit s'inscrire sur un registre prouvant qu'il appartient à une des entreprises locataires de l'édifice. Il réserve le matin même et présente sa carte d'employé pour retirer le vélo.

«Nous informons les employés de l'existence du service et nous organisons à l'occasion des activités de sensibilisation, mais nous n'obligeons personne, c'est avant tout une question de volonté personnelle», indique Mme Plante. «Nous comptons poursuivre cette initiative en nous ajustant à la demande.
Joindre l'utile à l'agréable

Julie David, technicienne à l'administration, la jeune trentaine, travaille au 1000, de La Gauchetière. Elle utilise le service pour le deuxième été consécutif. «J'emprunte un vélo sur l'heure du midi pour prendre l'air, faire de l'exercice. Je me rends au Vieux-Port. C'est une manière de joindre l'utile à l'agréable.» Elle a été séduite par la gratuité du service et par son caractère écologique.

Si elle aime faire du vélo durant ses loisirs, elle n'est pas pour autant prête à utiliser ce moyen de locomotion pour se rendre au travail. «Il n'y a pas de piste cyclable qui me permettrait de me rendre directement à mon bureau. Entre les rues achalandées et la circulation des autobus, je ne me sens pas en sécurité.»
Profil
Les deux tiers des utilisateurs déclarent habiter à plus de 10 km de leur lieu de travail. Ils se rendent au travail majoritairement en transport en commun et 20% d'entre eux marchent ou font du vélo pour aller travailler. La plupart possèdent un vélo à la maison. Cependant, ils n’envisagent pas d’utiliser le vélo dans leur déplacement domicile-travail, pour certains en raison de l’éloignement de leur domicile. Ce qui les motive: la rapidité du déplacement, la facilité d’utilisation et le besoin de faire de l’exercice (18%).

(Photo:Éric Carrière)

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