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Des murs végétaux pour les cultures de demain

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 14 juin 2007 à 12:00
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Des murs végétaux pour les cultures de demain
Éric Bond a végétalisé un mur de la succursale de la Capitale du Mont-Royal, sur la rue Beaubien. (Photo: Éric Carrière)
Des murs végétaux pour les cultures de demain
S'attaquer à la verticalité pour nourrir la planète. C'est le rêve pas si fou d'Éric Bond. Le Rosemontois s'apprête à breveter un système révolutionnaire qui permettra de cultiver tomates et laitues entre ciel et terre.
Le projet, très sérieux, est étudié actuellement par un institut de recherche de Portland, en Oregon. Objectif : construire un bâtiment de cinq étages dont les murs intérieurs seront recouverts de murs végétaux qui intégreront des nutriments actifs pour les 150 prochaines années grâce à des technologies issues de l'aérospatiale. Tomates, laitues et petits fruits pousseront à la verticale, sans terre, grâce à l'hydroponie. Ce projet, qui nécessitera des investissements estimés à environ 50 M$, vise à nourrir 100 000 personnes en fournissant localement marchés d'alimentation, hôtels et restaurants du centre-ville.

Les murs végétaux sont déjà populaires dans plusieurs grands centres urbains. On en trouve notamment à Paris, près des tours de la Défense, ou encore au Japon. L'idée : tirer profit des vastes espaces vierges que constituent les murs des gratte-ciel pour faire croître diverses plantes et végétaliser du même coup l'environnement urbain. En raison du gel hivernal, de tels projets étaient jusque-là irréalisables chez nous. Grâce au système mis au point par Éric Bond, on va pouvoir rêver de voir nos buildings se recouvrir de vert.

Ébéniste de formation, Éric Bond travaille depuis 7 ans d'arrache-pied sur ce projet. Rapidement ses cultures verticales ont envahi sa maison et les murs chez ses amis. En 2006, il fonde sa compagnie, Envirozone, afin de commercialiser cette technologie qui a volé la vedette lors du dernier Salon international du design de Montréal (SIDIM).

Ces véritables tapisseries vivantes composées de fougères, lierres, plantes tropicales et arctiques, séduisent les particuliers comme les entreprises. En janvier dernier, il installait le premier mur 100 % végétal accessible au public, dans les bureaux d'une agence immobilière, rue Beaubien. Il mène actuellement trois projets à Chicago pour des bureaux d'architectes et un centre commercial.

«Le mur végétal augmente considérablement la qualité de vie. Une étude démontre que le rendement des employés augmente de 60 % à 70 % dans l'environnement où il est installé. Dans une maison, c'est un poumon intérieur, il apporte la joie de vivre», signale Éric Bond. Avantage non négligeable, le mur végétal contribue également à atténuer le taux de CO2 dans l'air.

Pour agrémenter les intérieurs, Envirozone propose des bandes végétales qui font le tour d'une pièce, suivent une rampe d'escalier ou serpentent dans une salle de bain. La prochaine étape : construire des murs végétaux extérieurs. L'entrepreneur vise réaliser des tests dès cet été en collaboration avec un grand centre de recherche canadien afin d'explorer plus avant les possibilités de cette véritable révolution verte.

(Photo: Éric Carrière)

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