La Fondation Pleins Pouvoirs encourage l'empowerment
«Suite à sa participation à votre programme Kidpower, 2e cycle du primaire, mon fils a cessé d'être terrifié à l’idée de débuter l’école secondaire et s'est mis à avoir hâte.» Des témoignages de ce genre, la Fondation Pleins Pouvoirs en reçoit depuis maintenant dix ans. Depuis en effet une décennie, l'organisme encourage chez les gens de tous âges l'empowerment – l'appropriation ou la réappropriation de son pouvoir – et la sécurité à travers des formations et des ateliers.
Selon des études canadiennes, 1 incident d’intimidation survient dans les cours d’écoles du pays à toutes les 7 secondes. De plus, dans 1 agression sur 5 qui est signalée, la victime est un enfant de moins de 18 ans. Toujours selon les statistiques canadiennes, 1 femme sur 2 vivra un incident violent avant l’âge de 16 ans.
Organisme à but non lucratif, la Fondation Pleins Pouvoirs a été mise sur pied au Québec en 1996, explique sa cofondatrice et directrice, Marylaine Léger. Il s'agit d'un centre du réseau Kidpower-Teenpower-Fullpower International qui a vu le jour en 1989 à Santa Cruz en Californie. Sa mission : «promouvoir la sécurité personnelle et l’estime de soi à l’aide d’ateliers qui mettent l’emphase sur un apprentissage basé sur la pratique».
Animant des ateliers dans Villeray, aussi bien au Patro Le Prevost qu'au Centre de Loisirs communautaires Lajeunesse, la fondation propose un programme aux jeunes enfants et aux adolescents, mais aussi à d'autres clientèles vulnérables que sont les femmes, les aînés, les déficients intellectuels, souligne Mme Léger.
On mise sur des ateliers adaptés selon l'âge, selon la capacité de compréhension des participants.
Ces derniers apprennent à se protéger contre les attaques verbales et les insultes, à utiliser des tactiques de résolution de conflit pour désamorcer une confrontation. Ça va jusqu'à l'utilisation de la résistance physique, s’il n’y a pas d’autre issue, en pratiquant des techniques d’autodéfense simples et efficaces.
Ce qui amène les personnes à frapper à la porte de la fondation ? Ce n'est pas nécessairement après qu'une personne ait été victime d'un incident. Ce peut être suite à un incident dont a été victime une personne de son entourage. Un incident qui fait la manchette, comme par exemple la fusillade survenue à Dawson, pourra également avoir un effet de déclencheur. «Suite à Dawson, nous avons reçu une mer d'appels d'organismes qui se demandaient : "Si ça nous arrivait, qu'est-ce qu'on peut faire ?"», relate Marylaine Léger.
La fondation constate aussi une montée de l'intérêt à certains moments de l'année. «Lors de la rentrée scolaire, nous avons beaucoup de demandes», note Mme Léger. Même chose à la veille des camps de vacances, une période où l'autonomie de l'enfant est mise à l'épreuve, explique la directrice.
Quand il est question de prévention, «plusieurs programmes misent sur la peur pour faire passer le message, constate Marylaine Léger. La Fondation Pleins Pouvoir opte pour une approche bien différente. On privilégie des «activités ludiques qui ne font pas peur, des jeux de rôles et des exercices appropriés à l’âge et aux situations de vie des participants», donne en exemple Mme Léger.
Les programmes de prévention ont été conçus avec l’aide d’experts en éducation, en santé mentale, en développement de l’enfant, en arts martiaux, en intervention de crise post-traumatique, en protection de la jeunesse et avec l’aide de policiers.
La programmation d'automne de la Fondation Pleins Pouvoirs est disponible. On obtient de l'information au 514 990-7124 ou par courriel à info-service@kidpower.org.