«On ne tricote pas des mitaines ici!», lance à la blague Lucille Girard, co-fondatrice de la maison. En 1992, «la doyenne de Villeray» souhaitait à la fois venir en aide à la communauté et prouver que les aînés sont capables de faire autre chose que de «jouer aux cartes et s'entraîner à la danse en ligne dans les sous-sols d'église!»
Si l'association a su se tailler une place dans le quartier, tout le monde ne connait pourtant pas l'ensemble des activités offertes. «Certains connaissent la friperie ou la bibliothèque mais pas les cuisines collectives. Les écoles ne savent pas non plus jusqu'où la collaboration peut se faire», constate la directrice générale Clémence Racine.
C'est pour cette raison, qu'une journée porte ouverte incluant une visite guidée des locaux se tiendra le jeudi 17 mai de 13h à 17h. Ce sera aussi l'occasion pour les bénévoles d'expliquer leurs rôles et de présenter les activités.
«Comme à la maison»La volonté de la maison des grands-parents est d'accueillir la communauté dans un lieu chaleureux et confortable. «Comme lorsque l'on va chez nos grands-parents», souligne Mme Racine. Il s'agit aussi d'un moyen de briser l'isolement des aînés. «On a parfois le désir de se faire une place dans la communauté, nous avons notre expérience de vie de famille à apporter. Rencontrer des jeunes au quotidien améliore aussi la relation avec nos petits-enfants. Avant de fonder la maison, j'avais peur de sortir et de rencontrer des jeunes, aujourd'hui ce n'est plus le cas», rigole Mme Girard.
Vitalité des aînésLa création de la maison a participé à l'évolution des mœurs au cours de ces dernières années. «Au début, on laissait une place aux aînés par politesse, aujourd'hui on est solidaires», se réjouit Mme Racine.
«On a fait beaucoup de chemin. Avant la création de la maison on était mis à part. Personne ne se doutait que l'on pouvait bâtir quelque chose», se targue Mme Girard.
Dans sa volonté d'évoluer, la maison a récemment établi un jumelage avec le site Dominique-Savio du Centre jeunesse de Montréal.
Une centaine de bénévoles contribuent à la vitalité des lieux. Deux personnes à temps plein y travaillent et un troisième poste sera prochainement à pourvoir.

