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Le Service d’Entraide Passerelle fête ses 35 ans

Le Service d’Entraide Passerelle fête ses 35 ans

Le Service d’Entraide Passerelle fête ses 35 ans

Publié le Janvier 12 2007
Publié le Février 24 2010

Le SEP – le Service d’Entraide Passerelle – fêtait dernièrement ses 35 ans d'existence.

Sujets :
Service d’Entraide , Centre Jean-Marie Gauvreau , Montréal , Arrondissement de Villeray , Saint-Michel

Pour souligner cet anniversaire, le SEP (anciennement Ano-Sep) a organisé une soirée regroupant 35 membres de l'organisme, des participantes aux activités ainsi qu'Anie Samson, maire de l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc Extension, et Elsie Lefebvre, députée de Laurier-Dorion.

Depuis 1971, des milliers de femmes sans distinction d’âge, d’origine ethnique, de religion ou de conditions socio-économiques ont bénéficié des services du SEP, et participé à des activités leur permettant de reprendre leur chemin là où il s’était arrêté au moment de leur rupture.

L'organisme offre support et entraide aux femmes et aux mères de Montréal et de la grande région métropolitaine vivant des difficultés en lien avec la rupture de couple et le divorce.

En 1970, les femmes séparées ou divorcées constituaient une très petite portion de la population. Elles étaient fréquemment victimes de discrimination et se retrouvaient très souvent isolées et sans ressources. La séparation était alors très mal vécue et plus souvent qu’autrement perçue comme un échec personnel et social. À l’époque, il n’existait à Montréal pratiquement aucune ressource pour les aider à faire face à leur nouvelle réalité.

Plusieurs femmes dans cette situation ont décidé de se regrouper pour parler, échanger et partager. C’est ainsi qu'a commencé la grande aventure d’Ano-Sep.

Ces femmes séparées et cheffes de famille monoparentale se rendaient compte qu’elles avaient besoin à la fois de se regrouper, mais également de s’adjoindre le support de divers spécialistes (avocats, psychologues, travailleurs sociaux) pour mieux affronter les problèmes particuliers engendrés par leur situation.

Il faut se rappeler qu’à cette époque, une femme seule à la tête d’une famille vivait une multitude de problématiques sociales et personnelles : exclusion, discrimination, isolement, difficultés économiques, problèmes de santé physique et mentale, etc. Peu d’entre elles travaillaient à l’extérieur de la maison et par conséquent, peu étaient salariées. Dans certains cas, les femmes se retrouvaient sans aucun revenu, d’où l’importance d’un réseau d’entraide.

La première série de rencontres d’Ano-Sep s'est tenue dans un local prêté par la paroisse Saint-Nicholas, dans le quartier Ahuntsic. C'est en 1988 que l’organisme a posé ses pénates dans les locaux qu’il occupe actuellement au Centre Jean-Marie Gauvreau situé sur la rue Jean-Talon dans le quartier Villeray.

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