«On ne peut pas s'entraîner correctement, sur des mouvements précis, car on manque de matériel», se plaint Elliot Montpellier, 21 ans, fraîchement arrivé d'Ontario. Au parc Jarry, il participe aux entraînements des Pirates du St-Laurent, un club amateur.
Il faut dire que pour s'entraîner dans de bonnes conditions, les investissements sont conséquents. De grands espaces et de longues plages de temps sont nécessaires. Les parties durent souvent de trois à six heures.
«On n'a pas encore de terrain pour faire des matchs à Montréal. On doit aller en Montérégie», regrette Angus Bell, président des Pirates du St-Laurent.
Pourtant, l'espoir renaît pour ces amateurs d'un sport encore confidentiel. L'arrondissement répondra en partie à cette nouvelle demande dans les prochains mois.
«Nous allons construire prochainement des cages de frappeurs, avec une bourse de 25 000$ offerte par la Royal Bank of Canada», explique Nino Colavecchio, responsable soutien aux élus de l'arrondissement.
Il s'agissait de l'une des principales demandes des joueurs de cricket du secteur. «Le projet est lancé, poursuit-il. Les détails seront annoncés début septembre.»
