Mercredi matin, dans le cadre du Jour de la Terre, la CSDM remettait ses prix reconnaissance en environnement. Deux écoles de l'arrondissement de Villeray ont été honorées devant Steven Guilbeault et plusieurs autres partenaires.
L'école primaire Saint-Gérard, pour sa brigade verte et l'école secondaire Lucien-Pagé, pour son comité vert, sont les deux lauréates. Un troisième prix a également été décerné à l'école Dominique-Savio, pour son projet d'agriculture urbaine.
La jeune brigade de Saint-Gérard, dirigée par Lucie Fraser, évaluait et inspectait chaque semaine le contenu des poubelles et des bacs de l'école. Cette dynamique équipe a notamment permis d'optimiser la récupération de matières recyclables et rendu son école plus propre. Elle a noté une diminution de la consommation de papier de 15 % par rapport à l'an dernier.
Après son évaluation hebdomadaire, la brigade remettait des prix aux classes gagnantes. Livres et affiches à saveur environnementale étaient alors remis. Des projets d'éducation à l'environnement et deux pièces de théâtre, sur le thème de l'écologie, sont aussi au programme. « C'est très important pour nous l'environnement, que ce soit ici, à l'école ou à la maison », résume d'emblée trois des membres de la brigade verte, Édouard Demers, Marika Labrie et Anna-Lisa Massé-Castro, tous âgés de 10 ans. À savoir si papa et maman recyclent convenablement à la maison, Édouard a été catégorique. « Pas tout le temps. Mon père me dit parfois que ce n'est pas vraie (histoire sur l'environnement), mais il finit toujours par m'écouter, surtout quand j'en parle à mère. »
Des cours pour le premier ministre
De son côté, le comité vert de Lucien-Pagé, qui existe depuis cinq ans, travaille d'arrache-pied afin de toujours augmenter la quantité de matières récupérées à l'école. Papier, carton, plastique, verre, métal, piles, cartouches d'encre et même les matières organiques sont récupérés. Les bacs et les compostières ont été fabriqués par les élèves dans leurs cours de technologie.
Le compost obtenu sert à la production de fines herbes vendues pour financer les activités du comité vert. « À notre première année, nous n'étions que des enseignants. Aujourd'hui, on compte une vingtaine d'élèves. C'est beau de voir cet engouement », souligne Denis Racicot, responsable du comité vert.
Cet engouement fait d'ailleurs dire à Steven Guilbeault que le premier ministre canadien Stephen Harper devrait suivre une formation auprès de la CSDM sur l'étique sur la protection de l'environnement. « Le Canada aurait peut-être un autre prix que celui de fossile », argue M. Guilbeault. Rappelons que le gouvernement canadien est fortement critiqué par les environnementalistes du monde.

