Décidément, les résidents d'Alfredo-Gagliardi ne lâchent pas le morceau. L'opiniâtreté de ces personnes retraitées qui contestent leur augmentation de loyer jusqu'à Québec pourrait porter ses fruits.
Ils étaient nombreux, à la séance du conseil de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension de la semaine dernière à venir faire valoir leurs doléances face à la hausse de loyer de 2,9% et les coupures dans le programme de maintien à domicile des personnes âgées de 70 ans et plus.
Selon les prévisions pour 2009, la résidence de la rue Berri enregistrera un déficit de 98 000$. La cause? Une grande partie est imputable aux dépassements de coûts liés au défi que pose la construction au-dessus d'un métro et la valeur croissante du quartier, à un jet de pierre du marché Jean-Talon.
On aurait aussi mal jaugé la capacité de payer des locataires qui sont, rappelons-le, majoritairement des personnes à revenus modestes, souligne André Trépanier, le fils d'un des résidents. Pour ce dernier, l'équation est toute simple: «les montants accordés au projet via le programme Logement abordable ont été insuffisants», indique-t-il.
Cette affaire n'est pas à proprement parler de compétence municipale. Cependant, l'offre en matière d'habitation pour les personnes âgées à faible revenu est une denrée rare à Montréal. C'est probablement cette raison qui a poussé le maire Anie Samson et le conseiller Sylvain Lachance à épouser cette cause et à faire pression auprès des instances municipales et provinciales.
Lumière au bout du tunnelLe propriétaire, l'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM), est pieds et poings liés avec les balises du programme Logement abordable qui exige que l'établissement s'autofinance, donc, que les résidents épongent la note du déficit anticipé pour 2009. Selon Louise Hébert, chargée de communications à l'OMHM, des solutions pour venir en aide aux locataires d'Alfredo-Gagliardi sont actuellement sur la table. Des propositions qui pourraient être rendues publiques dès la semaine prochaine, a-t-elle avancé.


